Roy, Léon

Biographie


Négociant. Ayant participé aux combats, il sollicita pour récompense que l’attention de la Commission fût portée sur la pétition de son père, qui demandait à être réintégré dans l’activité de son emploi et suivant les droits qu’il avait acquis. Son père était un ancien employé des services réunis, attaché comme garde-magasin au corps du centre de l’armée d’Espagne sur la frontière des Pyrénées en 1813 et sur lequel le commissaire ordonnateur portait le jugement suivant : « La dispersion des cantonnements, la difficulté des communications, l’éloignement où le corps d’armée se trouvait de Bayonne d’où l’on tirait les subsistances rendaient le service très pénible et M. Roy l’a fait constamment avec un zèle, une activité et une probité dont j’aime à rendre le témoignage le plus honorable. » Roy, Léon joignait à sa demande plusieurs témoignages. Le premier était ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare et certifie avoir vu monsieur Léon Roy, armé d’un fusil, dans les rangs des gardes nationaux commandés le 28 juillet par le capitaine Poirier. Ce citoyen était près de moi, rue des Prouvaires et ne s’en est retiré qu’après avoir fait un noble usage de ses armes. » Signé : Outin, Jean-Pierre (voir ce nom), lieutenant de la garde nationale et négociant, demeurant 10, rue des Bourdonnais ; Poirier, Adolphe, Joseph (voir ce nom), capitaine en premier. Le deuxième était ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que monsieur Léon Roy, le 27 juillet au soir, courait les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau, se mêlait dans les groupes pour appeler les habitants de ces quartiers aux armes. Ce brave citoyen s’est comporté en ces circonstances comme un vrai défenseur de la patrie. » Signé Pagès, commissaire chargé de recueillir les hauts faits du (ancien) VIIe arrondissement (voir sans doute Pagès, Louis, Antoine ?). Le troisième était ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare et certifie avoir vu monsieur Léon Roy sortir un des premiers, armé d’un fusil, et se mêler aux différents gardes nationaux qui se sont mobilisés dans les journaux des 28 et 29 juillet 1830. » Signé Launet, Auguste (voir ce nom), capitaine de chasseurs à la IVe légion de la garde nationale, demeurant 26, rue des Bons-Enfants. Le quatrième était ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu monsieur Léon Roy le 28 et 29 juillet dernier sur le boulevard et la rue de l’Echelle avec un fusil de chasse, dont il faisait un noble usage pour la défense de la patrie. » Signé : Legras, Louis (voir ce nom), ex-capitaine d’état-major, demeurant 23, rue Louis-le-Grand. Dans le récit que fit Dumoulin, Pierre, Hyacinthe, en 1831, à la Commission des Réclamants, pour tenter de faire valoir ses droits à une décoration, il regrettait de ne pouvoir invoquer le témoignage de Roy et de Buquet (voir Buquet, André, Edouard) « tous deux décorés de Juillet » (mais Roy sous quel nom alors ?), alors absent de Paris. Roy, Léon demeurait 28, rue des Bons-Enfants en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de la préfecture de police AA 387 in dossier Dumoulin, Pierre, Hyacinthe.

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