Royer, Etienne, Henry

Biographie


Né le 1er juillet 1808 à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne). Ouvrier serrurier. Il fut tué le 29 juillet pendant les combats du Louvre près le pont des Arts. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 4 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Berthelot, François, Nicolas (voir ce nom), marchand de vin, demeurant 3, rue Neuve-Saint-Gilles ; Lemoine, François, Auguste, ciseleur, demeurant 6, rue du Harlay ; Charpentier, François, Nicolas, ciseleur, demeurant 1, rue Neuve-Saint-Pierre. Ils attestèrent que Royer, Etienne, Henry avait « été tué le 29 juillet 1830 à la prise du Louvre ». Ils laissaient des parents, Royer, Jean, Etienne, Victor, né le 3 juillet 1775 à la Ferté-sous-Jouarre (selon l’acte de naissance, lui-même fils de Royer, Jean, Etienne, maréchal ferrant, et de De Launois, Susane, Juditte, son épouse ; le parrain étant Royer, Jean, Etienne, maréchal ferrant, aïeul de l’enfant, et la marraine Cabaret, Marie, Jeanne, son épouse en secondes noces) forgeron, et Jarry, Marie, Nicole, Joséphine, née le 18 octobre 1777 (bien le 18 octobre 1777 dans son acte de naissance ; mais le 13 octobre 1777 in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) (elle-même fille de Jarry, Guillaume, Joseph, maître perruquier, et de Guillemin, Marie-Madeleine, Claude, son épouse) aussi à la Ferté-sous-Jouarre, dont il était d’un grand secours parce qu’encore chargés de trois enfants. Le 7 mars 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Lemoine, François, Auguste, ciseleur, demeurant 6, rue du Harlay ; Charpentier, François, Nicolas, ciseleur, demeurant 1, rue Neuve-Saint-Pierre. Ils attestèrent parfaitement connaître Royer, Jean, Etienne, Victor, journalier, et Jarry, Marie, Nicole, Joséphine, son épouse et « savoir qu’ils sont l’un et l’autre d’une constitution maladive et qu’ils n’ont pour exister que le faible produit du travail du sieur Royer ». Le père présenta en outre un certificat médical, attestant qu’il souffrait « d’une descente inguinale, d’une chute de rectum, affecté en outre d’infirmités suites de plusieurs blessures qu’il a reçues à l’armée et que dans cette situation il est hors d’état de travaux pénibles ». Ils reçurent un secours de cent francs en août les listes du Constitutionnel (par au titre de veuve sur les listes), un secours de dix francs le 4 août 1830, un secours de dix francs le 12 août 1830, un secours de vingt francs le 28 août 1830, un secours de trente francs le 18 septembre 1830, un secours de cinquante francs le 13 octobre 1830, un secours de soixante-cinq francs le 27 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 5 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 4 février 1831, un secours de vingt-cinq francs le 4 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, furent pensionnés et il leur fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En 1831, le père demanda soit l’augmentation de sa pension de père d’une victime de Juillet, se présentant comme « vieux soldat que ses blessures reçues dans les campagnes qu’il a faites sous la République et le Consulat, ont mis hors d’état de travailler » soit son entrée aux Invalides, en considérant que les années de service militaire qui lui manquaient pouvaient être compensées par les blessures dont il était couvert ou par la perte qu’il avait faite de son fils ; il avait servi dix années dans les dragons, était rentré à la Ferté-sous-Jouarre vers 1802, avait monté un établissement de maréchal-ferrant, établissement pillé à l’entrée des Alliés en 1814, au point de le ruiner complétement. En 1837, ses parents sollicitèrent l’exemption du service militaire, pour leur deuxième fils. Le nom de Royer (E.-H. Royer) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Sans doute il y a un lien de parenté avec le Roy, Victor, Jean, de Maitron, faire les recherches. Le père demeurait 6, rue Saint-Ambroise en 1830-1832. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 43 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 47 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 105 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées, idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, ascendants ; Archives nationales F/9/1156 ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 85, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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