Sabbatier
Biographie
Dans son ouvrage, La Révolution de 1830, et le véritable parti républicain, Auguste Fabre mentionnait ainsi la participation de Sabbatier aux combats de Juillet : « [Sur la spontanéité des moyens de défense trouvés] Ainsi, pendant que MM. Delaunay, Sabbatier, Sempoil, Petit-Mengin sortaient de la Tribune, et suivis de quelques ouvriers, commençaient à mettre à exécution le plan de rendre les rues doublement impraticables à la troupe par l’obscurité et par tous les genres d’obstacles, les réverbères tombaient aussi dans le pays latin (quartier Latin, N. D. A.), sans qu’au moins, à ma connaissance, l’avis en eût encore été transmis aux membres de l’association qui y étaient restés. […le 28 juillet] Ces hommes ont beau protester contre l’apparition des trois couleurs, le peuple défend contre eux l’étendard de la patrie ; l’exaltation s’accroît, une véritable révolution se prépare. M. Sabbatier, sur mon invitation, va, suivi de quelques amis, faire sonner le tocsin aux Petits-Pères. Vers onze heures, ce bruit sinistre se mêle aux détonations de l’artillerie, qui recommence à gronder. Nous faisons faire des cocardes tricolores, qui se distribuent malgré les scrupules des affidés de M. Perier. Leurs réclamations sont plus puissantes contre la Marseillaise que j’avais recommandé de chanter. Nous aurions l’air et être en révolution, répondent-ils aux jeunes gens, et en disant cela, ils marchaient dans une colonne armée, précédée du drapeau tricolore et du drapeau noir ! » Il fut sans doute après la révolution de Juillet sténographe au Moniteur. La Révolution de 1830, et le véritable parti républicain, Auguste Fabre volume 1, pp. 129, 132 chez Thoisnier-Desplaces 1833 ; Histoire politique des écoles et des étudiants depuis le Moyen Age jusqu’à 1850, Watripon, Paris, chez Michel et Joubert, 1850, tome I, p. 128-129, 135, 147.