Sabra, Louis, Théodore

Biographie


Né le 29 septembre 1811 à Paris, fils de Sabra, Michel, René, sapeur-pompier au château de Rambouillet. Serrurier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Le 21 mars 1848, il adressait la lettre suivante à cette Commission : « Le sieur Louis, Théodore Sabra a l’honneur de vous exposer que la part qu’il prit aux affaires des mémorables journées de juillet 1830 a été telle qu’il fut porté au nombre des défenseurs qui devaient obtenir le glorieux titre de décoré de Juillet et qu’infatigable comme il l’a toujours été pour le service de la patrie il avait ensuite contracté un engagement volontaire au 4e régiment d’infanterie légère. Ce fut pendant le temps qu’il appartenait encore à ce régiment que la décoration de Juillet lui a été envoyée (je ne l’ai pas trouvé sur les listes...) mais comme elle n’était pas accompagnée du brevet il vient aujourd’hui vous prier, messieurs, de le lui faire délivrer à titre de récompense pour la part qu’il a prise dans les différentes affaires qui ont eu depuis (sic) et pour lesquelles par modestie il n’a fait aucune répétition (sic). » Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé et qui reprenait les termes de celui délivré en faveur de Sabra, Louis, François : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Sabra, Louis, François, demeurant rue du Foin-Saint-Jacques n° 19, chez M. Perrier, pendant les mémorables journées de la fin de juillet dernier, s’est conduit avec un courage, un dévouement dignes d’éloges, qu’il a contribué à maintenir le bon ordre. » Signé, le 29 novembre 1830 : Grimbelle, cordonnier, demeurant 22, rue de la Harpe ; Olary, B. (voir Olary, Bernard), demeurant 5, rue Hautefeuille ; Vain, charcutier, demeurant 18, rue de la Harpe ; Rousseau ; Robiquet, demeurant 26, rue Pastourelle. Mais auquel était ajouté le paragraphe suivant : « Après les mémorables journées de Juillet, il a pris du service volontairement quoique légèrement blessé à la main ; il a fait partie du 4e régiment d’infanterie légère, compagnie de carabiniers, 3e bataillon actuellement en garnison à Marseille. » Le deuxième certificat, ainsi rédigé, à en-tête du 4e régiment d’infanterie légère : « Nous, soussignés, membres du conseil d’administration dudit régiment, certifions que le nommé Sabra, Louis, carabinier au 1er bataillon, ayant fait partie des volontaires de la Charte, est arrivé en cette qualité au 4e léger, le 17 septembre dernier pour y être incorporé ; a été rayé des contrôles de ce régiment le 21 mars 1831, par ordre de M. le ministre de la Guerre, ayant refusé de se lier légalement au service, en contractant un engagement par-devant l’autorité civile. Certifions en outre que ledit Sabra, Louis a tenu une bonne conduite pendant tout le temps qu’il a compté sur les contrôles du 4e régiment d’infanterie légère. » Signé, le 20 mars 1831 : Luburt Fougaruas, colonel. Le troisième certificat, un certificat du maire de Rambouillet, en date du 11 octobre 1830, qui attestait qu’il avait habité Rambouillet pendant six ans et qu’il s’y était « toujours bien comporté » et était de « bonne vie et mœurs » ; en apostille, l’adjudant du château confirmait aussi ce qui était exprimé dans le certificat. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Louis, Théodore Sabra, s’est présenté au guichet du pavillon de Flore dans la journée du 24 février 1848 vers les 2 heures et qu’il n’en est sorti qu’à la fin du jour ; qu’il s’est joint à vous pour réprimer les vols, que j’ai été sauvé par lui d’un coup de sabre ; enfin que ce citoyen nous a rendu dans cette occasion tous les services qui ont été en son pouvoir. » Signé, le 11 avril au pavillon d Flore : Roussot, portier des Tuileries. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Louis, Théodore Sabra, se trouvant au guichet du pont National (lire pont Royal, N.D.A.) dans la journée du 24 février 1848, a reçu de moi un petit carton et un cabas contenant des bijoux et de l’argenterie appartenant à Mlle illisible et à moi et qu’il m’a rendu lesdits objets. » Signé, le 10 avril 1848 : Cordier, demeurant dans le quartier des Tuileries. Il ne répondit pas aux convocations de la Commission, la dernière en date du 8 novembre 1848. Sa demande fut rejetée par la Commission. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait 19, rue du Foin-Saint-Jacques, chez M. Perrier, en juillet 1830 ; 15, rue Galande en 1848. Archives de la préfecture de police AA 413. Quel rapport avec Sabra, Louis, François ?

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