Sadourny, Matthieu
Biographie
Né vers 1800 à Auzat-sur-Allier (ancien nom d’Auzat-la-Combelle) (Puy-de-Dôme). Menuisier en bâtiments. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que j’ai vu le nommé Sadourny, Mathieu, dans la rue Richelieu, portant un blessé venant de la rue Saint-Honoré le 29 juillet 1830 heure de midi à 2 heures. » Signé : Fléchard, P., menuisier, demeurant 28, rue du Petit-Carreau. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le nommé Sadourny, Mathieu, dans la rue Richelieu, près de la rue Saint-Honoré le 29 juillet 1830 entre dix à onze heures du matin. » Signé : Faucheur, demeurant 24, rue Basse-Porte-Saint-Denis. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le nommé Sadourny, Mathieu, dans la rue Richelieu, près de la rue Saint-Honoré le 29 juillet 1830 sur les illisible d’après-midi. » Signé : Germain, U., demeurant 8, rue de la Barrière-Poissonnière. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Sadourny, Mathieu a apporté chez moi plusieurs blessés le 29 juillet 1830. » Signé : Bossu, restaurateur, demeurant 8, rue Traversière-Saint-Honoré. En 1832, il écrivait au ministère de l’Intérieur, pour solliciter de nouveau la décoration de Juillet. Il rappelait qu’il avait combattu les 28 et 29 juillet, qu’il avait fait tout son possible pour mettre le bon ordre ces jours-là, qu’il s’était fait remarquer par son courage dans la rue de Richelieu près de la rue Saint-Honoré, qu’il avait une épée à la main, prise à un soldat de la garde royale, qu’il avait reçu une balle qui traversa la manche de son habit et qu’il avait porté secours aux blessés, jusqu’à dépenser plus de deux cents francs. Ses titres, ajoutait-il, avaient été déposés à la Commission des Réclamants 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, titre n° 1331, sans qu’il eût jamais de nouvelles. Il se plaignait que sa condition aujourd’hui relevât de l’esclavage. Il demeurait 28, rue du Petit-Carreau en juillet 1830 ; à Auzat-sur-Allier (Puy-de-Dôme) en 1832. Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives de la préfecture de police AA 413.