Saint-Aubert, Adolphe, Benoît, Joseph

Biographie


Né vers 1795 à Cateau-Cambresis (Nord). Serrurier. Gravement blessé au bras droit, il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut un secours de vingt francs en janvier 1831 et un secours de trente francs en mars auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il sollicita trop tardivement la décoration de Juillet. Il fut admis, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était ancien brigadier du train d’artillerie de la garde nationale. Il demeurait 28, rue des Grésillons en septembre 1830 (rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1830 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 92 ; cour des Coches in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 7 secours aux combattants et in Archives de Paris VK3 28) ; 1, rue des Saussaies en 1831 in Archives de Paris VK3 52 et in Archives de Paris VK3 28 ; 42, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1832. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine (sous le nom de Saubert, Adolphe, Benoît, Joseph) ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 52 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe, In F/1dIII/97 il y a un Saint-Aubert, Benoît, Joseph, né en 1816, fils de Saint-Aubert, Benoît, Joseph et de Santerre, Marie, Joseph, Augustine, Agnès, ouvrier mécanicien, qui fut contusionné à la jambe gauche (lui-même dit avoir été blessé accidentellement par un coup de feu) pendant la Révolution de Février, rue de Valois, alors qu’il faisait partie de la Ire légion de la garde nationale. Il sollicita devant la nouvelle Commission des récompenses nationales établies après la Révolution de Février, une place de surveillant dans un marché. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, un certificat médical qui attestait qu’il avait été blessé et porté à l’ambulance. Le deuxième certificat, plusieurs fois rédigé par différents signataires et ainsi établi : « Nous, soussignés, attestons à tous ceux à qui il appartiendra d’avoir rencontré et vu le citoyen Saint-Aubert combattant à la barricade de la rue de Valois, en février, l’ayant relevé de plusieurs blessures qu’il a reçues à la jambe gauche et dont nous lui avons donné des secours. » Signé, le 3 mars 1848 : Chrétien, demeurant impasse de L’Ecole, 3, rue Neuve-Coquenard ; Mulot, François, demeurant impasse de L’Ecole, 3, rue Neuve-Coquenard ; Gailhard, demeurant à la gare de Saint-Ouen. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, locataires de la maison située rue du 24-Février, certifions que le sieur Saint-Aubert, Joseph, mécanicien, a, lors de la prise du château d’eau, été blessé grièvement à la jambe gauche, à la barricade de la rue de Valois et a été secouru par Mme Henriette Destouches, demeurant dans ladite maison. » Signé, le 19 septembre 1848 : Raisin, Louise (le nom n’est pas sûr), demeurant 2, rue du 24-Février ; Fuchy, demeurant 2, rue du 24-Février ; Saenger, demeurant 2, rue du 24-Février. Le rapport d’enquête suivant fut rédigé par un des commissaires enquêteurs auprès de la Commission : « Je, soussigné, commissaire d’enquête, déclare que le citoyen Mulot, impasse de L’Ecole, 3, rue Neuve-Coquenard, m’a certifié que le 24 février vers 1 heure il avait vu le citoyen Saint-Aubert tomber, frappé d’une balle près la rue de Valois ; qu’il l’a relevé et conduit sous un portail ; que le citoyen Saint-Aubert lui était inconnu et qu’il l’avait vu pour la première fois le 24 février. Le citoyen Mullot a donné sa parole d’honneur qu’il disait la vérité. Le citoyen Chrétien, même maison, m’a raconté les mêmes faits que le citoyen Mullot puisqu’il était avec lui ce jour-là ; mais sur la demande que je lui faisais s’il connaissait Saint-Aubert il m’a répondu oui, qu’il le connaissait depuis de longues années et qu’il pouvait certifier sa moralité, ce qu’il a fait au bas de son certificat ; de plus il m’a dit que Mulot et Saint-Aubert avaient travaillé dans les mêmes ateliers et que c’était des amis de longue date. Je remarque aussi que les certificats sont identiques dans leur forme, ils ont été évidemment copiés l’un sur l’autre ; le troisième, dont je n’ai pu trouver le signataire est pareil aux deux autres. Je conclus que ce sont des attestations faites dans un esprit de camaraderie, qui n’ont rien de sérieux et ne peuvent pas établir les droits du demandeur ; il y a lieu de le rayer si des preuves plus solides ne peuvent être fournies par lui. » Saint-Aubert reçut un total de cinq cents francs de secours après la révolution. Il reçut un secours de cinquante francs en 1854, un secours de quarante francs en 1855. Le rapport suivant fut rédigé, le 12 mars 1856, à la suite d’une nouvelle demande de secours présentée par Saint-Aubert : « Le sieur Saint-Aubert n’a jamais travaillé au chemin de fer du Nord ; il a été occupé au chemin de fer d’Orléans et de la Méditerranée, où on lui a délivré des certificats de bonne conduite. Le nommé Saint-Aubert travaille actuellement chez M. Cail et cie, quai de Billy n° 46 à Chaillot, où il gagne quatre francs trente centimes par jour et une part dans les bénéfices, ce qui lui vaut cinq francs par jour environ. Il est occupé dans cet atelier depuis le mois de décembre 1855, où il mène une conduite irréprochable. Il a été quelques jours malade de la blessure qu’il a reçue à la jambe à la révolution de février 1848, rue de Valois, en combattant sur les barricades ; il a resté quinze jours dans l’ambulance du Palais-Royal. Depuis hier, le sieur Saint-Aubert est au repos vu le manque d’ouvrage, qui doit durer cinq à six jours. Il habite depuis trois ans une petite maison rue Léon n° 3, au bois de Romainville, au prix de cent dix francs par an. Il est marié, âgé de quarante ans ; sa femme est lingère, gagne un franc par jour ; son fils, âgé de seize ans est en apprentissage chez un mécanicien. Le sieur Saint-Aubert habite avec ses deux sœurs et sa mère, âgée de soixante-dix ans, qui est à sa charge. L’intérieur de sa maison est très convenable pour un ouvrier. Il y règne l’aisance et ne paraît pas avoir besoin de secours. » La demande de secours qu’il présenta en 1857 fut classée sans suite. En 1857, il était le soutien de sa mère, âgée de soixante-quatorze ans et infirme d’une jambe, avec laquelle elle ne pouvait pas marcher. Il demeurait 114, rue de la Pépinière, comme son père, en 1848 ; 3, rue Léon dans le bois de Romainville en 1853-1857.

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