Saint-Martin, Charles, Louis, Joseph
Biographie
Né le 17 janvier 1795 à Paris. Peintre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le seul nom de Saint-Martin sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, le 11 mai 1831, la lettre suivante à la Commission : « J’ai eu l’honneur de vous adresser dès les premiers jours de votre institution un exposé des faits qui m’ont été personnels dans les journées de Juillet. Ces faits étaient attestés par des personnes honorables ; ils sont d’ailleurs de notoriété publique dans mon quartier. J’en rappelle surtout deux principaux : Premièrement, après le combat et la prise du Louvre, c’est moi qui ai fait creuser la fosse où reposent près de la colonnade nos braves morts pour la liberté. J’ai fait une collecte pour récompenser les travailleurs et je la leur ai distribuée. J’ai leur reçu. Deuxièmement à la prise des Tuileries, j’ai arrêté un voleur qui emportait un vase de vermeil ; j’ai remis ce vase entre les mains de M. Victor Bernard, gouverneur du château qui m’en a donné un reçu. Enfin pendant les trois journées on m’a vu combattre partout où il y avait du danger. Jai donc de légitimes motifs pour espérer d’être compris dans la liste des personnes à qui la Croix de Juillet a été accordée. Vous avez décidé le contraire et c’est contre cette décision même que je prends messieurs la liberté de réclamer auprès vous. » Sa lettre était suivie de plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je reconnais sincère et véritable l’exposé ci-dessus et déclare de plus que la modestie de M. Saint-Martin l’a seule empêché de faire valoir plus fortement les droits qu’il a si légitimement gagnés. Il serait à désirer que toutes les décorations qui ont été données l’aient été avec autant de justice et de droits qu’en a M. Saint-Martin, il ne serait venu à la Commission aucune réclamation. » Signé : Courcier, (voir Courcier, Amédée, Toussaint), adjudant-major du 3e bataillon de la XIe légion. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie que les faits énoncés en la présente réclamation sont en ma parfaite connaissance et que j’ai vu les deux reçus dont parle M. Saint-Martin. » Signé : Mailly, B., capitaine commandant la 1re compagnie du 3e bataillon de la XIe légion. La troisième apostille, ainsi rédigée : « J’appuie de tout mon cœur la réclamation de M. Saint-Martin. » Signé : Boulay de la Meurthe (voir Boulay de la Meurthe, George, Henri), décoré, lieutenant-colonel de la XIe légion. La quatrième apostille, ainsi rédigée : « J’atteste sur l’honneur que le sieur Saint-Martin était au combat de Babylone et qu’il y a fait le coup de feu et est entré chez moi m’y apporter l’enfant d’un soldat suisse et s’y est reposé après le combat. » Signé : Guillain, demeurant 3, rue Traverse. La cinquième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie que M. Saint-Martin est entré chez nous au 2e étage et a tiré des coups de fusil par les croisées du 2e sur les Suisses qui étaient au dépôt d’artillerie place Saint-Thomas-d’Aquin et s’est comporté en brave et honnête homme. » Signé : la signature manque. La sixième apostille, ainsi rédigée : « J’atteste sur l’honneur, moi combattant de Juillet à Saint-Thomas-d’Aquin et à la caserne de Babylone, que le sieur Saint-Martin a pris une part très active aux deux affaires. » Signé : Larsonnier, fumiste, demeurant cour du Dragon. Suivaient aussi les signatures de : Saintsaens (voir Saintsaens, Pierre, Louis, Nicolas ?), sergent ; Muller, adjudant ; Benoist, caporal de la compagnie ; Croizat, chasseur ; Jahyer, caporal ; Aclocque, grenadier, chevalier de la Légion d’honneur (pas dans la base Eléonore) ; Grubert, concierge, demeurant 38, rue Saint-Dominique-Saint-Germain. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut un secours de soixante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 21, rue de l’Odéon en 1831 ; 33, rue de l’Odéon en 1834-1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, état nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VI1, Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 (sous le nom de De Saint-Martin), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70 (sous le nom de De Saint-Martin) ; Archives de la préfecture de police AA 413.