Salmon, Louis
Biographie
Né le 15 juin 1789 à Tournay (Belgique). Chimiste. Le National, 1er août 1830, rapportait à son sujet : « M. Alexandre Bléton, commandant la tête de pont de Grenelle à la tête de trente hommes, a fait rendre tous les dépôts réunis à l’Ecole militaire, commandés par M. de Beaumont, gouverneur de l’école. M. Thouvenin, capitaine de l’artillerie de la garde, s’est de suite rendu comme otage. Tous les soldats ont crié vive la Charte ! en tirant leurs armes en l’air. M. Bléton a fait ouvrir le pont de Grenelle, qui était gardé par M. Salmon, propriétaire de la fabrique d’eau de Javel, qui, à la tête de ses ouvriers, et n’ayant que trois fusils, avait conduit des tonneaux d’acide pour les faire jouer avec des pompes sur les Suisses. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il signa, le certificat suivant en faveur de Calle, Noël, Arsène, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, sise rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, certifions véritable que le nommé Calle, Noël, Arsène a quitté ses travaux le mardi 27 juillet pour la défense de la liberté et, le 28, est venu prêter la main à barricader le pont de Grenelle, sous les ordres de M. Salmon. Le 29, il est allé avec une cinquantaine d’hommes faire partie d’un rassemblement à Vaugirard, où ils se sont réunis au nombre de cinq cents, se sont ensuite dirigés à la place de l’Odéon et à Babylone, où il a montré une intrépidité sans égale, étant un des premiers pour enfoncer les portes de cette caserne, à coups de haches et y mettre le feu ; il a en outre procédé à la prise de l’Ecole militaire ainsi qu’au Louvre et aux Tuileries et, le 30 au matin, est parti avec une quantité de braves pour Saint-Cloud et le lendemain prêter la main à enterrer près le pont de Grenelle une cinquantaine de braves qui avaient succombé dans les mémorables journées et qu’il est resté l’espace de trois jours et trois nuits consécutifs à les garder. » Il signa, le 5 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Dreveaux, Jean, Henry, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Jean, Henry Dreveaux, domicilié à Javelle chez M. Salmon, était avec nous à la Grève le 28 juillet 1830, où il s’est comporté avec zèle et intrépidité pour la défense sacrée de la liberté, qu’il nous a suivis à la prise de Babylone et de l’Ecole militaire, où il fut un des premiers à s’emparer de la pièce de canon et à la conduire à Vaugirard, en conservant le même courage et n’a cessé de faire preuve des sentiments d’un bon patriote. » Il signa, le 26 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Hubert, Martin, Pierre, Claude et de Jean-François, Michel, Marie Lebouc, quand ces derniers tentèrent de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie que les deux réclamants ci-dessus ont combattu pendant les trois mémorables journées et ont mérité, par leur bravoure, l’estime de leurs concitoyens. » Il signa, le 5 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Petit, Jean-François quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions véritable que le nommé Petitjean-François (sic) a quitté ses travaux le mardi 27 juillet pour la défense de la liberté et le 28 est venu prêter la main à barricader le pont de Grenelle, sous les ordres de M. Salmon ; le 29 au matin, il est allé avec une cinquantaine d’hommes faire partie d’un rassemblement à Vaugirard, où ils se sont réunis au nombre de cinq à six cents, se sont ensuite dirigés à la place de l’Odéon et à Babylone, où il a montré une intrépidité sans égale, étant un des premiers pour enfoncer les portes de cette caserne à coups de crosse de fusil et y mettre le feu ; il a en outre procédé à la prise de l’Ecole militaire, ainsi qu’au Louvre et aux Tuileries ; et le 30 au matin est parti avec une quantité de braves pour Saint-Cloud et de là à Rambouillet, d’où il n’est revenu que le lendemain. » Il signa, le 5 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Ratel, Jean-Baptiste et que cette dernière présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions véritable que le nommé Ratel, Jean-Baptiste a quitté ses travaux les mardi 27 juillet pour la défense de la liberté et le 28 est venu prêter la main à la barricade sur le pont de Grenelle, sous les ordres de M. Salmon (voir Salmon, Louis). Le 29 au matin, il est allé avec une cinquantaine d’hommes faire partie d’un rassemblement à Vaugirard, où ils se sont réunis au nombre d’environ cinq à six cents, sous les ordres de M. Constant (voir Constant, Georges, Jean, Louis), et se sont ensuite dirigés sur la place de l’Odéon et à Babylone, où il a montré une intrépidité sans égale, étant un des premiers pour enfoncer les portes de cette caserne à coups de crosse de fusil et y mettre le feu Il a en outre procédé à la prise de l’Ecole militaire ainsi qu’au Louvre et aux Tuileries, et le 30 au matin est parti avec une quantité de braves pour Saint-Cloud et de là à Rambouillet, d’où il n’est revenu que le lendemain. » Il demeurait à Grenelle en 1831. Le National, 1er août 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Calle, Noël, Arsène, idem AA 386 in dossier Dreveaux, Jean, Henry, idem AA 392 in dossier Hubert, Martin, Pierre, Claude, idem AA 407 in dossier Petit, Jean-François, idem AA 410 in dossier Ratel, Jean-Baptiste.