Sanders
Biographie
Sellier-carrossier. Il sollicita, en 1831, la décoration de Juillet. Il rappelait ainsi sa participation aux combats des trois journées : « Le 27 juillet, il s’adjoignit ses ouvriers, pour barricader en deux endroits la rue de la Madeleine, malgré la défense des gardes royaux. De là, il fut à la caserne de la Pépinière, à la prise de laquelle il contribua, en combattant et en distribuant des cartouches. Il fut un de ceux qui participèrent à l’inauguration du drapeau tricolore sur la colonne de la place Vendôme. De là, il se rendit au château des Tuileries où, après l’expulsion des Suisses, il s’attacha principalement à maintenir le bon ordre. Enfin, après avoir monté la garde pendant trois jours avec ses ouvriers à la caserne de la Pépinière, il fut de l’expédition de Rambouillet. » Sa demande était accompagnée des apostilles de : Chopard, propriétaire, demeurant 47, rue d’Anjou-Saint-Honoré ; Charrier, qui certifiait que Sanders faisait « son service comme sergent dans la 1re compagnie du 3e bataillon Ire légion » de la garde nationale ; Lamy, grenadier dans le 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, demeurant 47, rue d’Anjou ; Geny, grenadier dans le 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, demeurant 55, rue de la Madeleine ; Rodiger, sergent-major des grenadiers du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale ; Follot, P., caporal au 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale ; Renier, adjudant sous-officier au 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale ; Postulart, grenadier au 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, qui certifiait avoir « pleine connaissance des faits relatés dans la présente » ; Morin, sergent des sapeurs ; Berchu. En légalisant les signatures, Buzelin, commissaire de police du quartier du Roule ajoutait avoir « vu Sanders le jeudi 30 juillet 1830 (sic, le jeudi était le 29 juillet) travailler activement à une barricade et y faire travailler ses ouvriers, rue de l’Arcade au coin de celle des Mathurins ». Il était sergent à la 1re compagnie du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale. Il demeurait 49, rue de la Madeleine en 1831. Archives nationales F/1dIII/75.