Sandoz, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 31 octobre 1793 à Dax (Landes). Horloger. Dans le récit que fit Tardieu, Pierre, Antoine de sa propre participation aux combats, on trouve les indications suivantes concernant Sandoz : « [… A la prise du Louvre] J’estime qu’il était entre midi et 1 heure car on ne pensait pas à regarder sa montre. Il y avait environ cent personnes sous le vestibule et une quarantaine d’autres étaient déjà sorties, se glissant le long des planches de la rue du Carrousel. Les Suisses, qui venaient d’évacuer le Louvre, étaient au bout de la rue, tirant sur nous. A l’instant où nous sortions, mon élève et moi, j’aperçus mon frère, Ambroise Tardieu (voir Tardieu, André, Ambroise), qui sortait aussi. Nous nous dîmes quelques mots, ce qui fit que mon jeune homme prît l’avance sur nous. Mon frère se mit à courir du côté des Tuileries, je le suivais et nous avions à peine fait trente pas au milieu de la rue, lorsque je me retournai pour voir si nous étions nombreux. Comme nous n’étions qu’une douzaine ensemble, j’élevai mon chapeau à trois cornes dans ma main, en criant à ceux qui étaient restés dans le vestibule En avant, sortez donc, en avant ! Presque aussitôt, je me sentis blessé au pubis et vis le sang couler sur mon pantalon. Mon frère étant à quelques pas devant moi, ne s’aperçut pas que j’étais blessé. Je rentrai dans le Louvre et donnai mon fusil et ma giberne à un ouvrier qui me les demanda. Le sieur Sandoz (voir Sandoz, Jean-Baptiste), horloger, dont la carabine venait de crever dans sa main, rentrait en même temps que moi et comme je perdais beaucoup de sang, il me donna le bras pour me conduire rue Baillet, n° 5, à une ambulance, où je vis une vingtaine de blessés, tous atteints dans le corps. Je fus pansé par les docteurs Briquet, Besian et Olivier et ensuite M. Sandoz me donna le bras jusque sur le Pont-Neuf, où, ayant rencontré deux de mes cousins, il me remit entre leurs mains […]. » Le dossier des droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 17 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 3, rue des Poulies en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VK3 53 in dossier Tardieu, Pierre, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement.

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