Sanson, Didier
Biographie
Né le 27 vendémiaire an X à Sucy (Seine-et-Oise). Ebéniste. Il s’illustra au Louvre, aux Tuileries et au Palais-Royal. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Samson, Didier (sic), ébéniste, demeurant à Paris, rue de la Monnaie n° 9, a combattu dans différents quartiers de Paris, les trois journées mémorables de juillet 1830, a maintenu le bon ordre au Palais-Royal et s’est battu au Louvre et aux Tuileries avec une intrépidité marquante et digne de tout éloge. » Signé : Villain, demeurant 10, rue Montmartre ; Estampe, demeurant 22, rue de la Monnaie ; Bruckmann, demeurant 24, rue de la Monnaie ; de Brunet, A., demeurant 22, rue de la Monnaie puis 18, rue du Marché-Palu ; Schrans, demeurant 10, rue des Tournelles. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications biographiques supplémentaires. Il était porteur de la délibération du conseil de famille de la 5e compagnie, 1er bataillon, IVe légion, qui dans sa délibération du 20 juillet 1848 sollicitait pour lui un emploi de gardien dans un des châteaux nationaux ou dans un des cimetières de Paris, expliquant : « […] Cette demande s’appuie sur la conduite honorable et courageuse que le citoyen Sanson a tenue dans toutes les circonstances où la patrie a eu besoin que ses plus intrépides enfants s’exposent aux dangers pour maintenir l’ordre et la liberté. Depuis les événements de février jusqu’à ceux de juin il a toujours été un des premiers au danger et si les balles de la guerre civile ne l’ont point frappé c’est que la Providence l’a protégé. Porté de la manière la plus honorable sur le rapport historique que le capitaine Castet a adressé au colonel de la IVe légion sur les événements de Février. Il s’est depuis signalé à toutes les prises d’armes comme un bon et intrépide citoyen. C’est donc au nom de la compagnie entière, citoyen préfet, que nous sollicitons, à titre de récompense nationale, un emploi pour le dénommé d’autre part, aujourd’hui lieutenant à la 4e compagnie, 1er bataillon, IVe légion. » Signé : Castet, capitaine commandant, demeurant 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré ; Crémieux, Adolphe, représentant du peuple ; illisible, colonel de la IVe légion ; Blouaille, commandant en premier au 1er bataillon, qui se joignait « avec infiniment de plaisir au conseil de famille ci-dessus pour rendre justice à la conduite loyale et honorable du brave citoyen Samson (sic), qui s’est si bien distingué sous mes yeux. Il est digne en tout de l’intérêt et de la bienveillance de l’autorité » ; général Changarnier, qui le recommandait pour « sa moralité et ses malheurs non mérités » ; illisible, maire du (ancien) IVe arrondissement. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père d’un enfant en 1848. Il demeurait 9, rue de la Monnaie en 1830 ; 71, rue de Grenelle-Saint-Honoré ou 74, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1848. Archives de la préfecture de police AA 413.