Sanson, Louis, Joseph
Biographie
Docteur en chirurgie de la faculté de médecine de Paris, chirurgien de 2e classe au 2e corps d’observation de l’Armée du Rhin, nommé en 1813 chirurgien aide-major aux ambulances légères et à l’hôpital de l’ex-Vieille Garde, proposé en mars 1814 pour la Légion d’honneur, proposition qui ne reçut pas de suite à cause des événements politiques (mais qu’un témoignage du chevalier Paultet, médecin et ex-chirurgien en chef adjoint de la Garde, attestait), nommé en 1820, chirurgien attaché au bureau de charité du (ancien) VIIe arrondissement, nommé en 1824 chirurgien titulaire du troisième dispensaire de la Société philnanthropique, chirurgien du bureau central d’amission des malades aux hôpitaux et hospices civils de Paris, puis chirurgien chargé par intérim des fonctions de chirurgien en chef de l’hôpital Beaujon, de l’hôpital des Enfants-Malades et de l’hôpital Necker, membre de plusieurs sociétés savantes nationales et étrangères, auteur d’une nouvelle méthode d’opérer de la pierre, auteur ou collaborateur de plusieurs ouvrages (sur les moyens de parvenir à la vessie par le rectum, sur de nouveaux éléments de pathologie médico-chirurgicale, sur un dictionnaire des termes de médecine, sur un dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiquesi, il sollicita, dès octobre 1826, la décoration de la Légion d’honneur. Il était en 1830 chirurgien en second à l’Hôtel-Dieu et y soigna de nombreux blessés. Dans le témoignage de sa propre participation aux combats de Juillet, que rédigea Giraud-Dulong, François, étudiant en médecine, il donnait les indications suivantes sur Sanson : « Vers 9 heures et demie [le 29 juillet], M. Dupuytren fit appel à ceux [des médecins de l’Hôtel-Dieu, N.D.A.] qui voulaient aller au Louvre porter des secours aux blessés. Six seulement se présentèrent : M. Sanson jeune, Robert (voir ce nom) prosecteur à la faculté de médecine, M. Nélaton, interne à Bicêtre, Gratis, Duquesne et moi. Nous passons devant la morgue, le quai des Orfèvres ; arrivés au Pont-Neuf, nous avons essuyé la fusillade qui partait du Louvre. […] Nous traversons le pont ; on nous criait Baissez-vous ! Baissez-vous ! car les balles n’étaient pas rares. Arrivés sur le quai de l’Ecole, nous voulions nous rendre dans la cour de l’hôtel de M. Dupuytren pour y former une ambulance, comme nous en avions l’ordre. Mais le feu qui partait du Louvre était trop violent. Alors, le peuple était retranché derrière une forte palissade qui barrait le quai derrière la pompe à feu, derrière le parapet du Pont-Neuf et la statue d’Henri IV. Ne pouvant avancer, nous avons pris par la place des Trois-Maries. La foule y était considérable. Accompagné de M. Robert, nous voulions aller au Louvre mais on nous dit qu’une ambulance avait été formée rue Baillet. Nous y sommes allés […]. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il délivra, le 31 août 1830, le certificat suivant pour constater le décès de Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand : « Je, soussigné, chirurgien en second [de l’Hôtel-Dieu] certifie que le nommé Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand, âgé de vingt-neuf ans, profession d’étudiant en médecine, né à Rouen, département de la Seine-Inférieure, est entré dans cet hôpital pour une plaie par arme à feu, siégeant sur la jambe gauche et qui traversait le membre dans toute son épaisseur, blessure à la suite de laquelle il a succombé le 16 du moi d’août à son domicile rue du Pot-de-Fer n° 4, où je continuais à lui donner des soins. » Il demeurait 13, rue des Blancs-Manteaux en 1820. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 184 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 276 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Giraud-Dulong, François ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Landemaine, Louis (où il signe un certificat médical constatant la blessure et le décès de Landemaine) et in dossier Lasauvagère, Louis, Hippolyte (où il signe un certificat médical constatant l’entrée de ce dernier à l’Hôtel-Dieu, la nautre des blessures qu’il avait reçues et la date de son décès) ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Letellier, Nicolas, Victor, Alphonse (où il signe un certificat médical constatant la blessure et le décès de Letellier) ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Manchon, Antoine (où il signe un certificat médical constatant la blessure et le décès de Manchon, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morin, Charles, François (où il signe, comme chirurgien en second, un certificat médical constatant la blessure et le décès de Morin, Charles, François) ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Raillard, Antoine (où il signe, comme chirurgien en second, un certificat médical constatant la blessure et le décès de Raillard, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Rainal ou Raynal, Jean (où il signe, comme chirurgien en second, un certificat médical constatant la blessure et le décès de Raynal, Jean) ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Senelle, Frédéric, Jean, Louis (où il signe, comme chirurgien en second, un certificat médical constatant la blessure et le décès de Senelle, Frédéric, Jean, Louis) ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Simonnot, François (où il signe, comme chirurgien, un certificat médical constatant la blessure et le décès de Simonnot, François) ; Archives nationales F/1dIV/S/3 Récompenses honorifiques.