Sapelier, François
Biographie
Né vers 1794 à Bergues (Nord). Serrurier. Il s’illustra le 28 à la Grève, où il fut blessé un coup de baïonnette à la cuisse gauche et d’un coup de crosse de fusil sur la partie antérieure de la jambe. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, certifie que le sieur Sapelier, ouvrier serrurier, demeurant rue de Sèvres n° 128, s’étant présenté à mon examen pour faire constater l’existence de deux blessures qu’il aurait reçues dans la journée du 28 juillet 1830 à la place de Grève sur les 6 heures du soir, consistant en un coup de baïonnette au côté externe de la cuisse gauche et un coup de crosse de fusil sur la partie antérieure de la jambe du même côté, blessures qui ont retenu le susnommé au lit pendant environ trois semaines et l’ont privé de son travail habituel. J’ai en effet reconnu l’existence des cicatrices produites par ces blessures, ce qui rend cet ouvrier susceptible d’obtenir les secours accordés aux blessés des trois jours. » Signé, le 12 août 1830 : Guibert, docteur en médecine. Suivaient les signatures de : Rossignol, maître menuisier, demeurant 128, rue de Sèvres ; illisible, demeurant 126, rue de Sèvres. En août 1831, il fit une demande de secours auprès du ministère de l’Intérieur en tant que combattant de Juillet ; il lui fut répondu, le 29, que seule la Commission des récompenses nationales avait le pouvoir de faire droit à sa demande. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il sollicitait une place de portier ou de concierge dans le département du Nord. Il était sans travail en 1831. Il demeurait 128, rue de Sèvres en 1831. Archives de la préfecture de police AA 413.