Sar, Claude, Nicolas
Biographie
Né le 25 octobre 1797 à Metz. Ancien sous-officier pendant onze ans, ayant participé à deux campagnes, devenu mécanicien en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 14 mars 1848, la lettre suivante à cette dernière Commission : « […] A l’honneur de vous exposer qu’à l’époque de la glorieuse révolution de juillet 1830 il participa tant par son courage et par son énergique conduite au triomphe du peuple et qu’il ne réclama alors aucune récompense nationale, quoiqu’il pût y prétendre comme simple ouvrier. Que depuis étant incorporé comme soldat au 5e escadron des trains du parc d’artillerie, une médaille en argent pour son courage et son dévouement dans un incendie à Douai (Nord), le 18 janvier 1835, lui fut décernée par le ministre de l’Intérieur, avec permission de la porter à la boutonnière et que son diplôme lui a été délivré afin de perpétuer dans sa famille et au milieu de ses concitoyens le souvenir de son honorable et courageuse conduite. Que ce fait corrobore les faits de sa conduite en 1830. Qu’après cette époque de juillet 1830, il n’a pas cru devoir prendre aucune part aux récompenses nationales auxquelles il n’a cessé d’avoir droit. Qu’aujourd’hui le gouvernement de la république française en instituant votre Commission, a pour but évident de récompenser tous les citoyens qui, par leur bravoure et leur courage, ont activement coopéré tant en juillet 1830 qu’en février 1848 à notre gloire nationale. Qu’en février le citoyen soussigné s’est, partout où sa présence était nécessaire, comporté et conduit comme en 1830 et en 1835 à l’incendie qui eut lieu à Douai. C’est pourquoi il appelle toute l’attention de la Commission à laquelle il offre de justifier par pièces authentiques les faits par lui avancés et qui le recommandent à votre bienveillance. Marié et soutien de sa mère, âgée de soixante-quinze ans, manquant en ce moment de travail, il vous prie de le comprendre dans le nombre des bons citoyens qui méritent une récompense. » Sa demande fut rejetée par la Commission. Il était marié (mais veuf sur la couverture de son dossier) père de deux enfants en 1848. Il demeurait 240, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1848. Archives de la préfecture de police AA 413.