Saulnier, Claude, Jean
Biographie
Né vers 1807, fils de Saulnier, Pierre, Bernard et de Pillot, Marie, Geneviève, Marie, Geneviève. Ouvrier tourneur en cuivre. Il sortit, le 29 juillet, de chez Carrière, qui demeurait 8, rue de Perpignan dans la Cité, à qui il avait emprunté son fusil, et partit combattre au Louvre. Il fut tué dans les combats qui y eurent lieu. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Le 20 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Carrière, demeurant 8, rue de Perpignan ; Landragin, Louis, François, demeurant 40, chaussée Ménilmontant ; Picard, Victor, tourneur en cuivre, demeurant 21, rue Guérin-Boisseau. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Saulnier, Claude, Jean et savoir qu’il « est sorti le 29 juillet dernier de chez M. Carrière, demeurant à Paris, rue de Perpignan n° 8 en la Cité, armé d’un fusil appartenant à ce dernier, et qu’il s’est dirigé vers le Louvre, où il s’est battu pour la défense de la liberté ; que depuis ce jour il n’a point reparu et qu’il est probable qu’il a été tué ». Il laissait une mère, Pillot, Marie, Geneviève (Pilot, Marie, Geneviève deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5), veuve Saulnier, née le 8 janvier 1780 (mais le 11 janvier in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à La Chapelle (qui deviendra un arrondissement de Paris), journalière, indigente et inscrite au livre des Pauvres du (ancien) VIe arrondissement depuis le 21 novembre 1827, mère de quatre enfants en bas âge. Elle présenta un certificat médical attestant qu’elle était infirme de la main droite, ayant la première phalange du pouce altéré, souffrait d’une vue très faible et était « tourmentée de douleurs rhumatismales dans diverses parties du corps ». Elle reçut un secours de cinquante francs, le 14 août, un secours de quarante francs, le 4 septembre, un secours de vingt francs, le 15 septembre, un secours de trente francs, le 20 septembre, un secours de quarante francs, le 11 octobre 1830, un secours de trente francs le 25 octobre, un secours de cinquante francs, le 15 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de quarante francs, le 10 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de vingt francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt francs, le 1er juillet 1831, un secours de vingt francs, le 1er août 1831, un secours de quarante francs, le 3 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de deux cents francs et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cinquante francs. Saulnier demeurait 14, rue des Gravilliers depuis le début de juillet 1830 ; sa mère, à la même adresse en 1830-1831 ; à Bassemont (dans l’Oise ou la Seine-et-Oise) en octobre 1831 sur les listes de la mairie in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5. Le nom de Saulnier (C. Saulnier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 114 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat nominatif des père et mère des citoyens tués en juillet 1830 au-dessus de soixante ans, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier (sous le nom de Saunier), idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des ascendants ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 85, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. ATTENTION CONFUSION AVEC SAUNIER 14, RUE DES GRAVILLIERS....