Schmitt, Andréas
Biographie
Né le 22 vendémiaire an V à Kœnigsmacker (mais Freimacker in Archives nationales F/1dIII/33) (Moselle), fils de Schmit, Hubet (sic dans l’acte de naissance), vigneron, et de Fastrict, Marie (sic dans l’acte de naissance). Forgeron. Le 28 juillet, il se fit remettre un fusil par son logeur puis se rendit immédiatement à l’hôtel de ville, où il combattit depuis une des fenêtres de la préfecture. Il fut gravement atteint au cou par un coup de feu, vers 14 heures. Transporté chez son patron, Thélabot, serrurier-mécanicien 47, rue Blanche, il y mourut quelques heures plus tard. On trouve cependant in Archives de Paris VD6 172 n° 6, la fiche suivante le concernant : « Lorsque tout redevenait calme, et au moment où lui et un de ses camarades allaient rendre leurs armes à la place, une imprudence du dernier, en faisant le maniement d’armes, a causé sa mort. Il laisse une femme enceinte. Il avait combattu sans relâche pendant tout le temps que la lutte a duré, et ne déposait les armes que lorsque tout était calme. » Le dossier fut instruit par la Commission des récompenses nationales des anciens IIe et VIIe arrondissements. Le certificat médical suivant constatait son décès : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de paris, certifie que dans les derniers jours de juillet ou premiers jours d’août 1830 j’ai été appelé chez M. Talabot (sic), négociant, rue Blanche n° 47, pour constater la mort de M. Schmitz, André (sic). J’ai reconnu qu’il avait été atteint d’un coup de feu à la partie moyenne du col. La balle, après avoir fracassé le larynx et la troisième vertèbre cervicale, est sortie par la partie postérieure du col. » Signé, le 7 mai 1831 : Lamouroux, médecin, demeurant 58, rue Chantereine. Paillot, son logeur, fit la dépostion suivante, le 31 août 1831, devant le commissaire de police du quartier de l’Hôtel de ville : « A déclaré qu’il avait pour locataire un sieur Schmit, André (sic), âgé de trente-deux ans, ouvrier serrurier, natif de Fremater (Moselle), mariée à Augustine Hubert, couturière, âgée de trente et un ans, native de Reims (Seine-et-Marne) ; que le 28 juillet dernier il a fourni un fusil audit Schmit, lequel s’est rendu immédiatement à l’Hôtel de ville et a combattu d’une des fenêtres de la préfecture, depuis 11 heures du matin jusqu’à la chute du jour ; qu’à cette heure il a perdu de vue le nommé Schmit, qui depuis ce moment n’a plus reparu à son garni ; que depuis cette journée il a fait des recherches pour parvenir à savoir ce que le nommé Schmit était devenu et qu’il avait su d’un des ouvriers du sieur Thelabot, serrurier-mécanicien, demeurant rue Blanche, chez lequel travaillait aussi ledit Schmit, qu’il était mort, et que cet ouvrier n’avait pu lui indiquer le jour et le lieu ; que la veuve du sieur Schmit était en ce moment à Reims, son pays natal, pour affaires de famille. » Le 6 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Massué, Charles, Auguste (voir ce nom), forgeron, demeurant 73, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Bapper, Joseph, forgeron, demeurant 11, barrière Poissonnière ; Bury, Alphonse, tourneur sur métaux, demeurant 27, barrière Blanche. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Schmitt, Andréas et « savoir qu’il a reçu une balle dans le cou, le mercredi 28 juillet 1830 dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, à la place de l’Hôtel de ville à 2 heures de relevée et qu’il est mort quelques heures après chez M. Talabot, rue Blanche n° 47, où il avait été transporté ». Il laissait des parents, Schmitt, Hubert, né le 9 juin 1762 (sous le nom de Schmid, Hubert fils de Schmid, Hubert) à Kœnigsmacker, et Fastrich, Marie (bien Fastere, Maria, fille de Fastere, Thomas et de Batsch, Barbe sur son acte de naissance ; mais Fastère sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B), née le 9 octobre 1764 à Usselskirch (Moselle). Le père présenta un certificat médical, en date du 22 juin 1831, pour attester qu’il souffrait de surdité complète et d’asthme. La mère présenta un certificat médical, en date du 22 juin 1831, pour attester qu’il souffrait d’une hernie crurale droite et d’asthme, qui la mettaient hors d’état de pouvoir gagner sa vie. Ils furent pensionnés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Schmid, Hubert, sur les listes du Bulletin des lois et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36, sous celui de Schmid, Louben sur celles du Moniteur universel) et il leur fut accordée (sous les noms de Schmit, Hubert, et Fostrich, Marie) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 3 février 1790 à Pavth (Moselle) ; sur l’acte de mariage, Schmitt, Hubert est indiqué comme le fils de feu Schmitt, Hubert, maréchal ferrant, et de Laglace, Régine ; Fastrich, Marie est indiquée comme la fille de feu Fastrich, Thomas, maçon, et de Batche, Barbe. Il laissait une veuve, Hubert, Jeanne, Nicolas, Augustine (née sous les prénoms de Jeanne, Nicolle, Augustine, elle-même fille de Hubert, Jean-Baptiste, tondeur de drap, et de Balon, Jeanne, Elisabeth ou Balou, Jeanne, Elisabeth, son épouse), couturière, née le 15 germinal an VII à Reims (Marne), absente de Paris au moment des événements et enceinte en juillet 1830, qui fut pensionnée (sous le nom de Huben, Jeanne, Nicole dans les listes du Bulletin des lois) (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] VIIe arrondissement, elle est indiqué comme ayant reçu cent vingt-cinq francs de la Commission de la mairie du [ancien] IXe arrondissement). Il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il demeurait 56, rue de la Tixéranderie ; sa veuve, toujours 56, rue de la Tixéranderie en 1831 ; ses parents, à Thionville en 1831. Le nom de Schmitd (A. Schmitd) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 15 (sous le nom de Schmidt, Antoine) ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement, p. 103, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement, p. 106, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (35 ascendants) (sous le nom de Schmid) ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants aussi idem F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Schmitd, Andréas) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, veuves ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 85 (sous le nom de Schmitd, Andréas), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.