Schubrener, Jean
Biographie
Né le 24 vendémiaire an XI (16 octobre 1802) (bien le 24 vendémiaire an XI dans son acte de naissance ; parfois mais par erreur le 24 vendémiaire an IX) à Gréning (Moselle), fils de Schubrener, Jean et de Blang, Mary. Maréchal-ferrant, chez Robin, maître serrurier, 5, rue du Plâtre-Sainte-Avoye (par erreur marchand farinier sur la liste de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il combattit, le 27, rue Saint-Honoré, au Palais-Royal et dans les rues adjacentes, le 28, sur la place de Grève, le 29, à la prise du Louvre et à celle des Tuileries, avant d’être blessé d’un coup de feu reçu dans les parties molles de la cuisse gauche, dans la rue Saint-Honoré. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu entre le 30 juillet et le 21 septembre 1830, date où il sortit « complètement guéri » selon un certificat délivré par cet établissement. Il reçut (sous le nom de Schaubrenner) un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Schubrener, Jean, natif de Gréning, département de la Moselle, âgé de vingt-six ans, maréchal ferrant, demeurant rue du Plâtre-Sainte-Avoye n° 5, s’est signalé dans les immortelles journées de Juillet et qu’animé par le plus pur patriotisme le 27 il a combattu rue Saint-Honoré, au Palais-Royal et rues adjacentes ; le 28 sur la place de Grèvec ; qu’il s’est trouvé le 29 à la prise du Louvre et des Tuileries et de là il a été combattre pour le soutien de la bonne cause dans la rue Saint-Honoré, où il a été blessé à la cuisse gauche d’un coup de feu. Nous recommandons ce brave et zélé défenseur de la patrie à la bienveillance du gouvernement qui récompense avec tant de justice les actions d’éclat. » Signé, le 3 décembre 1830 : Duplessis, ouvrier tonnelier, demeurant 6, rue du Plâtre-Sainte-Avoye ; Gauffre, aubergiste, demeurant 25, rue Bar-du-Bec. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Schoubrener, Jean sur les listes de la Commission des récompenses nationales, sur celles de la mairie, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 5 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche, de sa partie supérieure et interne vers le jarret, à travers les muscles et les tendons de cette région ; blessure cicatrisée mais avec quelques difficultés dans les mouvements de la jambe. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Dans une lettre il se dit garçon matelot, alors que plusieurs certificats font bien état de garçon maréchal ferrant. Il demeurait 5, rue du Plâtre-Sainte-Avoye (adresse de son employeur) ou 3, rue du Plâtre-Sainte-Avoye, adresse de François, marchand de vin, en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78 (sous le nom de Schaubruner, Jean) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 14-15 état des blessés indemnitaires, et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le nom de Schauburner, Jean).