Scotti
Biographie
Il reçut un total de cent soixante-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier non blessés indemnitaires. J’ai dans Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Favrot, Victor, Antoine, un Scotti, ancien marin (illisible), demeurant 7, rue du Gros-Chenet, qui signa le 1er juin 1831 , le certificat suivant en faveur de « Nous, combattants de Juillet, attestons les faits suivants : Le 27 juillet 1830, vers les 5 heures du soir, M. Victor, Antoine Favrot avait formé un peloton de patriotes armés, dont nous soussignés faisions partie. Le lendemain 28 à 9 heures du matin, il nous rejoignit sur la place du Châtelet, fidèle au rendez-vous qu’il avait assigné la veille. Demander de la poudre chez un marchand de la rue des Coquilles, s’emparer ensuite du poste du Châtelet, occupé par des gendarmes, ne fut que l’affaire d’un instant. La même opération fut exécutée à la Grève, où sa courageuse audace nous guida. Dans cette attaque, une balle, plus bruyante qu’offensive, l’atteignit au milieu de nous, comme il nous conduisait au feu contre un peloton de gardes royaux qui défilait le long du quai de Gèvres et frappa son casque, dépouille d’un cuirassier, qu’il avait reçu de nous comme trophée. Abandonnant bientôt la Grève pour chercher ailleurs des ennemis à combattre, nous le suivîmes vers le boulevard, où nous repoussâmes plus d’une fois et alternativement les cuirassiers de la garde, les lanciers et l’infanterie, avec laquelle nous eûmes à soutenir un feu long et meurtrier. Une partie de nos compagnons succomba en cette rencontre et nous nous vîmes forcés de nous replier par la rue de Lancry pour aller chercher de nouveaux renforts. Nous arrivâmes ainsi dans la rue du Faubourg-Poissonnière, où des gardes royaux qui occupaient le boulevard nous accueillirent par une fusillade vive et de nouveau fatale à plusieurs des nôtres. C’est un hommage que nous aimons à rendre à la vérité et à la belle conduite de M. Victor, Antoine Favrot. »