Séel, Pierre, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1785 à Paris. Chanteur. Il fut blessé à la tête par un coup de sabre. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu du 29 juillet au 3 août 1830. Marié et père de trois enfants, il reçut (sous le nom de Séel, Pierre) un secours de soixante francs et un autre de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Seil, Pierre) un total de trente francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie à qui de droit que le 29 juillet 1830 j’aperçus rue Saint-Antoine le nommé Pierre Séel, sanglant d’un coup de sabre reçu à la tête ; m’informant alors où et de qui il avait reçu le coup, il me fut répondu par la foule qui l’environnait que c’était rue du Petit-Musc que les cuirassiers l’avaient ainsi arrangé à l’instant où il invitait la foule à couper la sous-ventrière des chevaux qui étaient encore dans l’écurie de la caserne. Il me fut dit encore que le même individu avait été jeté par terre de deux coups de crosse de fusil en s’emparant du poste des gendarmes du pont Saint-Antoine. Affirmant ces diverses circonstances et rien de plus. » Signé : Charles, marchand à la toilette, demeurant 14, rue Saint-Christophe. Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je, soussigné, atteste que le sieur Pierre Séel a été blessé le 29 juillet 1830 ; que moi et mes garçons l’avons vu plein de sang et souffrant comme il se rendait à l’Hôtel-Dieu. » Signé : Rouilly, marchand de vin, demeurant 10, rue du Haut-Moulin près le pont Notre-Dame. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « J’atteste que le nommé Pierre Séel a été blessé de coups de crosse de fusil au poste du pont Saint-Antoine, ayant été témoin de ce fait. » Signé : Nante, toiseur, demeurant 11, quai de la Cité. La troisième apostille, ainsi rédigée : « J’atteste que le sieur Pierre Séel a été blessé pour la défense de la patrie le 29 juillet 1830. » Signé : Doris, distillateur, demeurant 49, rue Saint-Honoré. Il demeurait 38, rue Traversière (mais 38, rue Saint-Antoine in Archives de la préfecture de police AA 413) en 1830 ; 14, rue du Rocher au cul-de-sac d’Any en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Seil, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 413.