Seguy, Pierre

Biographie


Né le 28 décembre 1796 à Gannat (Allier). Entré au service le 28 octobre 1813 au 2e tirailleurs sortant du bataillon d’instruction de l’école de Fontainebleau, ex-garde impériale, devenu sergent à la 6e compagnie du 1er bataillon du 3e régiment d’infanterie de la ligne, sorti le 18 janvier 1820, ayant fait la campagne de 1814 en Champagne et de 1815 en Vendée, devenu chapelier. Il s’illustra à la Grève et au Louvre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, à la rue des Coquilles. Le 29, au Louvre, a tiré en tout cinquante-deux coups de fusil. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 5 mars 1831, à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille, deux voix pour une mention et six voix pour rien. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « […] Dans les journées mémorables de Juillet dernier il s’est montré d’une manière tout à fait louable, en prenant les armes avec les héroïques habitants de la capitale pour repousser la plus infâme agression. Il s’est montré à la Grève, au Louvre, à Saint-Cloud, ensuite est allé à Rambouillet et qu’il y a par sa bonne conduite et ses connaissances militaires engagé un grand nombre de ses camarades à participer à chasser la plus horrible tyrannie, comme n’ayant que de bons renseignements à donner sur sa personne. » Signé, le 18 août 1830 : Camus (voir Camus, Jean-Baptiste), demeurant 30, rue Geoffroy-Langevin ; Patin, capitaine de la 3e compagnie du 2e bataillon de la VIIe légion ; Courty, épicier, demeurant 13, rue Geoffroy-Langevin ; Gouillard ou Goulliart et cie, demeurant 17, rue Geoffroy-Langevin ; Chatel, rédacteur du Réformateur, demeurant 13, rue de l’Arbre-Sec. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications biographiques. Il sollicita, le 27 juillet 1848, à titre de récompense nationale, un emploi de concierge dans un des châteaux nationaux de Paris ou à défaut une place de gardien de salle dans l’un des musées, précisant : « […] Il est combattant de juillet 1830 et de juin 1832, […] à la révolution de février 1848, aidé de ses deux fils, il a travaillé à la construction de plusieurs barricades, […] le 24 au matin il a distribué des armes et des cartouches dans son quartier […] ; son courage, sa fermeté et son dévouement sont de notoriété publique […]. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la vérité et sous notre responsabilité personnelle qu’il est de notoriété publique que le citoyen Seguy, Pierre, domicilié rue de Richelieu 38, s’est bravement conduit pendant les journées de février dernier, soit en construisant des barricades soit en distribuant des cartouches et des armes aux habitants de son quartier pour la défense de nos libertés. Nous devons ajouter que ce digne citoyen, père de famille, mérite à tous égards la bienveillance que le gouvernement de la république voudra bien lui accorder. » Signé, le 12 août 1848 : Monsel, Ed., demeurant 22, rue Montpansier ; Chauvenet père, cordonnier, demeurant 4, rue Villedot (le numéro n’est pas sûr) ; Blondel, graveur, demeurant 38, rue de Richelieu ; Lamasalle, demeurant 35, rue Fontaine-Molière ; Balhot illisible, demeurant 39, rue d’Argen... ; Wenzel, demeurant 38, rue de Richelieu. Il fut proposé par la Commission pour un emploi de chef de bascule et pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de trois enfants en 1848. Il demeurait 12, rue Mauconseil, chez M. Franconin, et aussi 9, rue des Deux-Boules en 1831 ; 38, rue de Richelieu puis 44, rue Dauphine en 1848. Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 5 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de la préfecture de police AA 413.

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