Sennegon, Jean-François
Biographie
Né en 1796 à Rouen (Seine-Maritime). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de Juillet (sans doute dans le IIIe arrondissement) (sous quel nom ? l’administration dit qu’il n’y a pas identité entre lui et le Sénegon, Alphonse, Croix de Juillet, et Sénegon, Alphonse, Pierre, Georges, médaillé, mais rien n’est moins sûr…). En novembre 1848, sans ouvrage, il sollicita des secours. En 1849, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il est colporteur de journaux, quant à ses opinions politiques, elles sont, assure-t-on, contraires à l’ordre ; il s’adonne à la boisson. » En juin 1849, comme les autorités voulaient vérifier ses titres à la décoration et lui demandaient de présenter son brevet, il affirma que ses papiers et ses titres lui avaient été pris, lorsqu’il avait été arrêté comme insurgé de juin 1832 et détenu pour cette raison pendant cinquante-deux jours ; il précisa qu’il avait fait parvenir son relevé d’écrou à la Commission des récompenses nationales de février 1848. Il était bimbelotier, veuf et père d’un enfant en 1848. Il demeurait 14, rue de la Corroierie, quartier Saint-Martin, une petite chambre, depuis longtemps en 1848. Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités.