Séonnet, Fulbert
Biographie
Né vers 1781 à Issoudun. Ancien sous-officier au 47e de ligne pendant l’Empire, ancien capitaine à la 5e compagnie du 2e bataillon du 1re régiment de la garde nationale active de l’Indre pendant les Cent-Jours, n’ayant « pu obtenir une pension de retraite lors de la Restauration, à cause de ses opinions politiques ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il est inscrit sur les listes de sa mairie comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. On trouve en face de son nom l’apostille suivante : « Le sieur Séonnet s’est bien comporté dans son quartier, les 27, 28 et 29 juillet mais il ne s’est pas battu. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 20 juin 1848, il sollicita un emploi dans une des propriétés nationales : « Aujourd’hui, précisait-il, il ne me reste plus pour toute ressource que le faible emploi de chef d’escouade que j’occupe depuis le 15 avril dernier dans les Ateliers nationaux, IXe arrondissement, 44e brigade. » Sa demande était apostillée des signatures des vice-présidents du club des décorés de Juillet : Collet, Fortuné (voir ce nom) ; Joffrès (voir Joffrès, Pierre, Didier). Il fut, faute de vacance d’emploi, répondu négativement à sa demande. En septembre de la même année, « presque septuagénaire, sans travail, sans état et nulles ressources pour vivre, arriéré de plusieurs termes, il sollicita un secours. Il reçut, cette année-là, un secours de quarante francs. En 1849, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Marié, sans enfant, […] n’a d’autres ressources pour vivre que la vente de fournitures de bureau, qu’il fait dans diverses études et administrations. Bien représenté sous tous les rapports. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 48, rue de la Tixéranderie en 1831 ; 33, quai Napoléon en 1848-1849 ; 37, quai Napooléon en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Scoimet, Fulbert) ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.