Sérouge ou Cerouge, Pierre, Jean, Louis

Biographie


Né vers 1791 (le 4 juillet 1797 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Paris. Monteur en cuivre ou ciseleur à façon. Il reçut (sous le nom de Serouge, Jules), après la révolution, un total de cent soixante-quatorze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Sérouge, Jean-Louis, Pierre), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1837, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il gagne fort peu, par la raison qu’il manque souvent d’ouvrage. Sa réputation est bonne sous tous les rapports. » Il reçut un secours de quarante francs en 1838. En 1840, « depuis longtemps dans le plus grand dénuement », il sollicita des secours et obtint quarante francs. En 1841, la même administration renseignait à son sujet : « Cet individu, qui n’a d’autres ressources que sa profession, est très bien vu dans son quartier et est dévoué au gouvernement. » Il toucha quarante francs de secours pour cette année-là. En 1842, « se trouvant dans le plus grand dénuement par suite du manque d’ouvrage depuis plus de deux mois », il sollicita un nouveau secours, et obtint vingt-cinq francs, quarante francs en 1843, et vingt-cinq francs en 1844. En 1845, sa femme presque aveugle, n’ayant pu travailler parce qu’il avait eu le bras cassé, « se trouvant dans la plus grande misère », il sollicita un nouveau secours et obtint quarante francs, puis la même somme en mars 1846. Il mourut le 18 août 1846. Sa veuve, ouvrière décapeuse de bijoux, née Thomassin, Adèle, Suzanne, « dans une nécessité absolue à défaut d’ouvrage et de moyens d’existence, la maladie de son mari ainsi que les frais de son convoi [l’ayant] réduit à une extrême gêne », sollicita, en 1847, un secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « La longue maladie de son mari a épuisé ses ressources et elle est aujourd’hui dans la misère. » Elle toucha quarante francs de secours. En 1849, à l’occasion d’une nouvelle demande de secours, la police rapportait sur son compte qu’elle « avait des relations intimes avec le sieur Burcq, marchand de vins et cordonnier demeurant même maison » qu’elle. En 1850, « atteinte de myopie et affligée de violents maux de tête par suite de fièvre typhoïde », elle sollicita un secours. En 1851, elle avait épousé Benneteux et les mêmes sources précisaient qu’elle était « fort bien représentée sous le rapport de la conduite et de la moralité » et ajoutaient : « Ce ménage est dans une position pécuniaire heureuse, les deux époux ayant des économies au Trésor et une bonne clientèle. La dame Sérouge n’a donc pas besoin des secours du gouvernement. » En 1852, les mêmes sources toujours rapportaient : « […] Elle tient une petite boutique d’épicerie, rue de Bercy, n° 19. Son loyer est de trois cents francs. De bons renseignements ont été recueillis sur les sieur et dame Benneteux. Le sieur Benneteux est dépositaire d’une pétition signée Berthollet, membre de la commission des décorés de Juillet, et qui doit être présentée à monsieur le prince-président pour qu’il veuille bien autoriser la formation d’un bataillon sacré de tous les décorés de Juillet existants. » Sérouge demeurait 77, rue du Faubourg-Saint-Antoine, un loyer annuel de quatre-vingts francs, de 1823 à 1842 ; 42, rue Sainte-Marguerite dans le faubourg Saint-Antoine en 1845 et 1846 ; sa veuve, 23, rue Moreau en 1847 ; 9, rue Traversière-Saint-Antoine en 1849-1850 ; 39, rue Traversière-Saint-Antoine en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 (sous le nom de Sérouge, Jean-Louis, Pierre) ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs sous le nom de Sérouge, Jean-Louis, Pierre) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Serouge, Pierre, Jean, Louis) ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Sérouge, Jean-Louis, Pierre) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851. Dans le dossier de Cousin, Louis, François, Archives nationales F/1dIII/51, se trouve le témoignage d’un Sérouge, Jean-Louis, imprimeur en taille douce, demeurant 6, rue Jean-Jacques Rousseau en 1831, et qui témoigna avoir connu ce dernier et l’avoir vu tomber dans les combats qui eurent le 29 juillet dans la rue de Richelieu. Est-ce le même ?

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.