Servatius, Mathias

Biographie


Né le 9 juillet 1791 à Paris. Colonel. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « Sur la rive droite de la Seine, M. de Laborde (voir Delaborde, Alexandre, Louis, Joseph), a été un des premiers à accepter, le 29, un commandement de la garde nationale. Il s’est mis à la tête de la légion du deuxième arrondissement et lui a assigné le manège, rue Cadet, pour rendez-vous. A l’instant, trois compagnies s’y sont formées et ont nommé leurs officiers. L’une d’elles, commandée par le capitaine Servatius (voir Servatius, Mathias), avait en tête, pour soldats, MM. Ferrère-Laffitte (voir ce nom), Eug. Laffitte (voir Laffitte, Charles, Pierre, Eugène), Ad. Laffitte, Morlot (voir Morlot de Wengy, Alexandre), Bainière, agent de change, et Larreguy (voir Larreguy, François), banquier, l’un des collaborateurs du Journal du commerce ; de braves artisans et de simples ouvriers les suivaient. Elle s’est aussitôt rendue à l’entrée du faubourg Montmartre, qu’on lui avait désignée comme position, en attendant de nouveaux ordres. Là, deux ordres différents n’ont pas tardé à arriver à son capitaine, qui en a donné aussitôt lecture à sa compagnie. “Vous le voyez, mes camarades, a dit en finissant M. Servatius, d’un côté on nous ordonne de rester dans notre arrondissement, et de rentrer chez nous en attendant un nouveau rappel ; de l’autre on nous demande du secours sur un point où on se bat ; que voulez-vous faire ?” Le cri unanime au feu a répondu aux paroles du capitaine ; la compagnie a suivi un élève de 1’École polytechnique, qui était chargé de diriger les renforts vers le Théâtre-Français. Elle y est arrivée, au moment où quelques braves venaient de s’emparer vaillamment d’une pièce de canon. Ceux qui l’avaient prise étaient à cheval dessus et traînés en triomphe. Les femmes l’avaient couverte de fleurs. » La Gazette des tribunaux, en date du 2 et 3 août 1830 rapportait à son sujet : « L’enthousiasme ne se ralentit pas ; les citoyens résistent à toutes les fatigues, et l’on pourrait citer des postes qui n’ont été relevés qu’au bout de quatre-vingt-seize heures. Me Duplan, avocat, le même qui, lors de la dissolution arbitraire de la garde nationale, a élevé une voix généreuse, et qui en a été puni par la prison, monte la garde au palais de la Chambre des députés. Il a trouvé à ce poste deux officiers, victimes comme lui de l’arbitraire, et qui, après avoir vaillamment combattu avec le peuple parisien, sont venus veiller, sous les ordres du colonel Servatius, à la tranquillité de la représentation nationale. Ce sont MM. Callary et Aubriet ; le second fut réformé au moment où son père, chef des huissiers de la Chambre des députés, fut destitué pour n’avoir pas refusé à M. Manuel l’entrée de la Chambre, d’où il avait été exclu par le plus infâme attentat. » Il signa un certificat en faveur de Delchef, Léonard, Joseph, pour attester que ce dernier avait « fait partie les 29 et 30, de la colonne que j’ai dirigée et commandée ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Dans l’exposé que fit Bariquant, Jean-Pierre, Simon de sa propre participation aux combats de Juillet, il donnait les informations suivantes sur Servatius : « […] Le 29, notre réunion eut lieu à la porte Saint-Denis, toujours avec notre même chef [Lemaitre, N.D.A.] et, de là, nous nous sommes rendus rue Saint-Honoré et rue Richelieu, où nous nous sommes réunis à un fort détachement, commandé par M. le colonel Servatius (demeurant hôtel des Ambassadeurs, rue Notre-Dame-des-Victoires). Nous avons éprouvé une résistance terrible de la part des troupes de l’ex-roi [.]. » Servatius fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 6 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chevillon, Pierre, Nicolas : « Je certifie que le nommé Chevillon, Pierre, Nicolas s’est réuni à mon détachement que je commandais le 29 juillet au matin et qu’il s’est montré avec zèle partout où le danger était le plus imminent, notamment à la prise du Louvre et des Tuileries. Il est resté sous mes ordres au poste de la Chambre des députés jusqu’au 5 août, où il a fait son service avec une exactitude parfaite. » Dans un certificat délivré le 25, juillet 1831 en faveur de Joubert, Jean, Robert, il était fait mention de la conduite de Servatius ; ce certificat était ainsi rédigé, pour le passage concernant Servatius : « […] Le 29, après la prise du Louvre, il [Joubert] a été dirigé sur la barrière de l’Etoile par ordre du général Pajol, pour y pousser une reconnaissance. N’ayant rien trouvé qui puisse l’y retenir, il s’est retiré sur la Chambre des députés et, là, il a reçu l’ordre de M. le colonel Servatius de former la garde de la Chambre. Il fit établir son poste comme il en avait reçu l’ordre dans les maisons du sieur Leblond, marchand de vins, place du Corps-Législatif au 5 (sic) de la rue de Bourgogne ; qu’il est resté à ce poste qui était confié à sa sauvegarde jusqu’au 2 août, où il a été relevé par ordre supérieur […]. » En 1831, il était colonel de gendarmerie à Caen (Calvados). Dans une lettre pour faire valoir ses propres droits auprès de la Commission des récompenses nationales, Grisier, Augustin précisait que le 27 juillet il était un des premiers place de la Bourse à haranguer la troupe de ligne et que Servatius était alors avec lui. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Nous empruntons à la Biographie des hommes du jour, de Sarrut et Saint-Edme la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « Né à Paris le 9 juillet 1791 ; son grand-père était ancien chevalier de Saint-Louis, colonel-commandant d'armes. Son père, natif d’Arras, était banquier à Paris, où en 1794 et 1795 il rendit d’importants services au Trésor, en le soutenant du crédit de sa maison et de ses ressources, et fut malheureusement victime alors de la réduction des rentes au tiers consolidé. La ruine de sa maison fut la suite de ses opérations avec le Trésor. Aujourd’hui le père de M. Servatius est maire de Grand-Rullecourt (Pas-de-Calais).

»Le jeune Servatius fut élevé au lycée Napoléon, aujourd’hui collège Henri-IV, et il y doublait sa rhétorique avec succès, lorsqu’excité par cet esprit militaire qui électrisait toutes les jeunes têtes à cette époque, il quitta le collège à l’insu de ses parents, et vint à Lille joindre son oncle, commandant alors les gardes nationales actives du Nord, qui se portaient contre les Anglais débarqués sur les côtes de Flandre.

»C’était au commencement de 1809 : le jeune Servatius fut admis en 1810 comme sous-lieutenant dans un régiment tiré de ces mêmes gardes nationales, et que par récompense l’empereur adjoignit à sa garde.

»Le régiment partit pour l’Espagne peu après, et là ce jeune officier eut plusieurs occasions, dans des affaires de détail, de faire preuve de courage et de décision ; mais en 1812 une circonstance plus brillante lui fournit les moyens de se mieux montrer : le régiment des gardes nationales de la garde, devenu 7e régiment de voltigeurs de cette garde, formait une brigade chargée de défendre le passage du Douero à Aranda avec un régiment polonais ; l’armée française, après la malheureuse bataille de Salamanque, recula jusque derrière Burgos, et la brigade, à laquelle on n’eut pas le temps de donner un ordre de retraite, se trouva abandonnée à vingt lieux sur la gauche et en avant dans le pays dont l’ennemi devenait maître. Une colonne portugo-espagnole fut dirigée vers Aranda pour s’emparer de ce point, en sommant la garnison de se rendre et au besoin en l’y forçant. Le 10 juin, cette colonne commença l’attaque à 2 heures du matin et se précipita dans la ville, qui n’était pas fortifiée ; seulement le régiment avait quelques travaux d’art sur les deux rives du Douero et sur les deux points aux extrémités opposées de la ville, l’un à l’évêché, qui avait été crénelé et servait de caserne, l’autre sur la rive opposée à la tête du pont, ou une espèce d’ouvrage à corne sans revêtement avait été fait à la hâte. On ignorait à Aranda le mouvement rétrograde de l’armée, la garnison se trouvait réduite au seul régiment de la garde, 7e voltigeur ; le régiment polonais, mécontent de n’avoir point été appelé à l’armée qui se réunissait sur la Vistule, s’était mis en insurrection peu avant, et les soldats avaient déserté en masse, dans l’idée assez mal conçue de rentrer en France.

»Pris donc à l’improviste, chacun s’était retiré comme il avait pu au moment de l’attaque sur les deux points occupés par le régiment ; là était le ralliement. La majeure partie des troupes était à l’évêché, le reste à la tête du pont. L’ennemi maître de la ville s’établit en force au centre. Le colonel-commandant s’était réfugié à l’évêché, mais il se trouvait sans vivres avec sa troupe, et serré de trop près par un ennemi vingt fois plus fort, maître des maisons qui dominaient les bâtiments de l’évêché et soutenu par quelques pièces. La position devenait critique ; on se maintint jusqu’au 12 au matin, en partageant entre tous des rations de pain qui se trouvèrent dans les sacs de quelques soldats ; mais les forces des assiégeants augmentant, il ne resta plus que l’alternative, ou de se rendre, ou de se frayer un chemin jusqu’à la tête du pont, ou quelques farines avaient été rassemblées. Le brave colonel Coulomy eut bientôt pris son parti : il fut décidé qu’on passerait sur le corps des Espagnols ; mais pour opérer avec succès il fallait instruire de cette détermination la petite fraction du régiment retirée dans le faible ouvrage construit par le régiment lui-même à la tête du pont, afin qu’il fît diversion en occupant l’ennemi. L’adjudant Roche s’offrit, et ce brave ayant mis entre ses dents un petit papier sur lequel le colonel avait écrit ses ordres, se jeta audacieusement dans le fleuve, et eut le bonheur d’arriver jusqu’à la tête du pont au milieu d’une grêle de balles. L’ordre portait d’occuper l’ennemi par un feu vif et suivi, et par une sortie sur le pont, si faire se pouvait. L’ordre lu par le commandant Jouen, aujourd’hui maréchal-de-camp, aux officiers réunis, le sous-lieutenant Servatius s’offrit pour commander la sortie; vingt hommes et un tambour furent désignés pour le suivre, et à l’heure dite il s’élança sur le pont au pas de charge, le traversa sous la fusillade de l’ennemi, embusqué dans toutes les maisons qui dominaient le pont, et marcha droit à la place : sa petite troupe le suivit avec résolution, et ils se jetèrent ainsi la baïonnette en avant au milieu des Espagnols réunis sur cette place, qui n’était séparée du quai que par un rang de maisons. Pris au dépourvu et trompé par cette attaque audacieuse l’ennemi hésita. Dans ce moment le colonel déboucha par le côté opposé, et la déroute des Espagnols devint complète sur ce point. Dix hommes de la petite troupe du sous-lieutenant Servatius furent tués ou blessés ; le brave colonel Coulomy l’embrassa sur le champ de bataille, et ils rejoignirent ensemble la tête du pont.

»Peu de jours après, le régiment instruit des événements de Salamanque et ayant épuisé ses vivres, se fraya un passage au milieu des colonnes ennemies et à travers les montagnes, et rejoignit l’armée qui le croyait perdu, amenant avec lui ses blessés.

»Le sous-lieutenant Servatius fut proposé pour la décoration et pour avancement

»L’empereur partait pour la Russie ; les propositions faites en sa faveur restèrent comme tant d’autres sans résultat. A la fin de 1812, la division de la garde restée en Espagne, sous les ordres du général Dumoustier, et dont le 7e faisait partie, rejoignit en poste l’armée qui revenait de Russie. Servatius fut nommé dans son régiment lieutenant-adjudant-major le 20 avril 1813. Il se distingua aux batailles de Lützen, de Bautzen et de Dresde, où il fut décoré sur le champ de bataille.

»A la bataille de Leipzig il fut blessé d’un coup de boulet au pied gauche, et nommé capitaine adjudant-major, toujours au même régiment, à son arrivée à Mayence (20 novembre 1813).

Dans la campagne de France, le capitaine Servatius ne quitta pas son régiment, et prit part à toutes les affaires dans lesquelles la garde se trouva engagée.

»Après la bataille de Craonne il fit partie du corps du maréchal Mortier, et fut blessé au bras gauche au combat de la Fère champenoise, le 27 mars 1814.

»Il assista au combat devant Paris et sur les sur buttes Montmartre ; il se battit pro aris et focis; deux fois il retira son colonel des mains de l’ennemi.

»Il suivit l’armée dans sa retraite vers Essonne et Fontainebleau. Le 4 avril, il fut nommé chef de bataillon et officier de la Légion d’honneur. Cette nomination ne fut pas reconnue par le gouvernement de la Restauration.

»Un des premiers il salua le 20 mars. A Waterloo il commanda un bataillon du 1er régiment de voltigeurs, toujours de la garde ; à l’attaque du village de Planchenois, il eut un cheval tué sous lui et fut légèrement blessé d’un coup de lance.

»Après avoir pris part aux derniers efforts de l’armée devant Paris, il se retira avec elle derrièr la Loire.

»Rentré dans ses foyers, on le mit en réforme en 1817 ; il fut du nombre de ceux qui jusqu’en 1830 restèrent fidèles opinion et à leur drapeau, et qui les persécutions de la police d’alors (voir le Livre noir). »Membre du collège électoral de Sceaux, département de la Seine, M. Servatius fut toujours choisi pour défendre au bureau électoral la liberté publique.

»En 1830 il salua avec enthousiasme les couleurs nationales et prit une part active aux événements de Paris. C’est lui qui dirigea l’attaque des braves qui combattirent dans la rue Richelieu, à l’embranchement de la rue Saint-Honoré, et qui forcèrent la garde royale à se replier dans les Tuileries.

»Le 30 juillet il fut chargé par le gouvernement provisoire et par le général commissaire au département de la Guerre, depuis maréchal Gérard, de protéger la réunion de la représentation nationale. Il s’acquitta de cette mission délicate avec succès, et de manière à s’attirer l’estime de tous. Les journaux des différents partis rendirent hommage à sa prudence (1). (1) « Le nombre des officiers qui se sont distingués dans les trois journées de juillet est si peu considérable que l’on s’étonne du peu d’empressement que le ministre de la Guerre met à leur accorder des emplois. Par exemple, on se demande pourquoi le général Subervie, le colonel Servatius n’ont point de commandement ? Ce dernier ne s’est pas borné à combattre avec le peuple ; dans la journée du 6 au 7 août il a rendu le plus signalé service au gouvernement en employant toute son influence à protéger la chambre des députés, menacée par des attroupements où l’on ne prévoyait que trop bien tout ce que l’on avait à craindre de cette représentation provisoire. Le colonel Servatius, par sa modération et ses rapports personnels avec beaucoup de jeunes gens qui l’avaient vu combattre, a peut-être empêché un 18 brumaire populaire. Il croyait servir son pays en maintenant cette chambre, dont l’existence est une anomalie avec notre révolution; il n’a servi que des ingrats. » (Extrait du journal la Révolution, du 29 août 1850.)

»Au moment où cette mission finit la chambre des députés adressa à M. Servatius une lettre de remerciements et de félicitations dans les termes les plus flatteurs. (1) (1) A MONSIEUR LE COLONEL SERVATIUS. Avec vos volontaires nationaux vous avez assuré la réunion de la représentation nationale, le 30 juillet, par les sages mesures que vous avez prises. Vous avez maintenu la tranquillité dans les séances suivantes et dans les journées du 6 août et du 7. Vous avez su faire respecter l’inviolabilité de la chambre. Nous avons apprécié votre manière d’agir et le zèle et le dévouement avec lesquels vous avez rempli votre mission. C’est avec un vrai plaisir et un juste sentiment de reconnaissance que nous nous empressons de vous offrir nos remerciements, de vous confirmer nos lettres des 31 juillet et 1er août, et de vous témoigner le vif désir que nous éprouvons de voir votre patriotisme recevoir son prix. Nous envoyons copie de cette lettre à M. le maréchal ministre au département de la Guerre, et l’avisons que votre mission est remplie. Nous avons l’honneur de vous offrir l’expression de notre haute considération. Le19 août 1830. Signé : Casimir PÉRIER, président. J. LAFFITTE, vice-président. JACQUEMINOT, secrétaire.

»Au mois d’octobre suivant M. Servatius fut nommé au commandement de la 4e légion de gendarmerie à Caen. Il fut en outre porté sur la liste des décorés de juillet. Au mois de juin 1832 il reçut l’ordre de se rendre dans les départements insurgés de l’Ouest pour contribuer à l’apaisement des troubles, et y rendit de nouveaux services.

»En 1833 il fut appelé au commandement de la 24e légion, à Arras, où il a su se concilier l’estime des hommes honorables de toutes les opinions.

»Le colonel Servatius est membre de plusieurs académies et auteur de différentes brochures politiques ou littéraires qui ont eu du succès.

»Son projet sur le recrutement de l’armée, présenté et discuté au congrès scientifique de Douai en 1835, y fit sensation. Imprimé en 1836, il forme un des meilleurs ouvrages sur la matière. »

Servatius demeurait rue Notre-Dame-des-Victoires en 1830. La Gazette des tribunaux, 2 et 3 août 1830 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 145-146 ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Grisier, Augustin ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Delchef, Léonard, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bariquant, Jean-Pierre, Simon ; Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chevillon, Pierre, Nicolas ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Joubert, Jean, Robert ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Maitrejean (où ce dernier disait avoir, le 29 juillet « aidé l’organisation de détachements qui se rendaient à la Bourse, notamment celui commandé par le capitaine Servatius ») ; Biographie des hommes du jour, de Sarrut et Saint-Edme, Paris, chez Krabbe, 1836, tome 2, 2e partie, p. 109 et suivantes. Il y a un Servatius, qui signe un certificat pour attester la conduite pendant les combats de Langlet, Charles in Archives de Paris VD6 278 in dossier Langlet, Charles.

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