Setier, Louis, Paschal

Biographie


Né le 26 février 1793 à Paris. Imprimeur-libraire. Il fut secrétaire et membre fondateur de l’ambulance formée le 29 juillet 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré. La chronique de l’époque relatait ainsi sa participation aux événements : « Dans la maison rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, [une ambulance a été établie, N.D.A.] pour les blessés de la journée du 29 juillet, nous devons citer les noms de MM. Jeanne, Joyau, Degas, Varée, D. Sauvage, Jullian, Daler, Philibert et Sétier, qui ont rendu les plus grands services. […] Les presses de M. Sétier ont été continuellement employées à l’impression d’affiches mises avec profusion sur les murs du quartier, pour le service de l’ambulance et de la souscription. » Il est l’auteur d’une brochure, Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de lambulance et soumis à lautorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., qui donne des indications précieuses sur le fonctionnement de l’ambulance. Cette brochure était ainsi rédigée : « Témoins des maux d’une guerre civile dont l’ignorance et le fanatisme n’ont pas craint de donner le signal, je n’aurai pas besoin de vous en retracer les horreurs : vous avez vu couler le sang français, vous l’avez étanché ; vous avez vu ces nobles blessures, toutes reçues par devant ; vous avez admiré l’énergie avec laquelle les défenseurs de la liberté supportaient les souffrances les plus cruelles, et l’impatience de ceux qui, atteints de blessures moins graves, attendaient qu’ils fussent pansés pour retourner au combat ; vous avez vu aussi le découragement des malheureux défenseurs de la tyrannie, tout étonnés de recevoir de vous des soins fraternels, et se reprochant d’avoir cédé un instant à un prétendu point d’honneur et aux séductions d’un pouvoir fratricide.

»C’est, en présence de tels événements, qui se passaient, le 29 juillet, pour ainsi dire à votre porte, que vous n’avez pas hésité à l’ouvrir à vos braves concitoyens qui combattaient pour la patrie, sans aucun espoir de récompense et pour le seul amour de la liberté ! C’est en présence de tels événements, qu’oubliant le danger que vous pouviez courir et votre sûreté personnelle, vous ne vous êtes occupés qu’à transformer votre maison en ambulance, à prodiguer vos soins et vos secours aux blessés qui se succédaient d’une manière effrayante. »Sur l’offre de services qui vous fut faite par les docteurs Robion et Jacob Bouchenel, et accueillie par vous avec transport, un matériel fut aussitôt improvisé pour recevoir, panser et transporter les blessés dans les hôpitaux (Note : Je citerai, parmi les locataires de l’hôtel et du passage Véro-Dodat, qui ont le plus contribué à l’établissement de l’ambulance et qui ont fourni abondamment et avec empressement les choses nécessaires : »M. Hébert, pharmacien, qui a fondu toute la matinée des balles pour les combattants et donné tous les articles de pansement.

»M. Degas, qui organisa le service du transport et aida constamment aux pansements. M. Jeanne, comme caissier de l’ambulance, ainsi que ses fils qui inscrivaient 1es noms et les adresses des blessés, et ont passé ensuite, près d’eux, une partie de la nuit. »M. Jullian qui, en faisant une quête pour les premiers frais d’établissement, a donné l’idée de la souscription, et était bien éloigné de se douter que l’ambulance à la formation de laquelle il travaillait, allait, dans quelques instants, recevoir son frère, M. Camille Jullian, blessé au poignet à la prise du Palais-Royal, en combattant à côté de M. Chapuis.

»M. Daler, pour les visites aux domiciles des blessés, la distribution et le paiement des secours.

»MM. Regnier et Renault qui, le 29 juillet et toute la journée du 30, ont tenu des troncs à la porte de l’hôtel.

»M. Beuck, qui donna plusieurs de ses chemises pour les blessés.

»M. Joyau, qui a aidé à la formation d’une barricade.

»MM. Sauvage et Philibert qui ont constamment secouru les blessés, et donné à boire aux combattants.

»Le jeune Auguste Duchéne, qui a posé une partie des affiches et rendu ensuite des services au bureau de l’ambulance et pour les informations.

»Et MM. Duchesne, Moireau, Teste, Rebeilleau, Lafontaine, Waré, Gausser, Courbec, Vallon et Richard) ; des matelas, des draps et du linge furent offerts et apportés de toutes parts (Note : Plus de six cents livres de linge et de charpie, outre ce qui avait été employé dans l’ambulance, ont été portées au bureau central des hospices).

»Je mis alors mes presses à votre disposition, et un grand nombre d’affiches, placardées dans tout le quartier et aux lieux mêmes du combat, annoncèrent qu’à l’hôtel Vérot-Dodat on pansait et secourait les blessés.

»Bientôt le docteur Bocquet vint avec empressement se joindre à ses deux collègues et prodiguer ses soins avez zèle et discernement (Note : M. Bocquet ne demeurant pas dans l’hôtel, n’a pu, comme MM. Jacob et Robion, panser les blessés qui y sont venus depuis le 29 juillet ; mais nous avons la certitude qu’il a constamment et généreusement donné ses soins à tous ceux qui se sont présentés à son domicile ou qui l’ont appelé. Lui et ses deux collègues ont prodigué au brave Lamy, qui avait été reçu à l’ambulance et ensuite transporté en face, à l’hôtel des Empereurs, tous les secours de leur art, avec un intérêt vraiment fraternel ; et c’est au moment où ils espéraient le sauver qu’ils out eu la douleur de le perdre. On peut dire que ce grand citoyen n’a dû qu’à leurs soins la prolongation de son existence, et la satisfaction de voir qu’il n’avait pas en vain versé son sang pour
sa patrie !

»Cet homme recommandable, dont on ignorait alors la parenté avec le généreux défenseur des Hellènes reçut aussi de madame Fleury, de Lille, qui habitait l’hôtel, les soins les plus touchants ; mais rien ne pouvait le sauver : la chevrotine dont il avait été frappé fut, lors de l’autopsie, trouvée dans les poumons.).

»Plusieurs élèves de l’Ecole de Médecine (Note : MM. Gohierre Lonchamps fils, l’un d’eux, passa la nuit dans l’hôtel pour soigner les blessés qui y étaient restés) offrirent aussi leurs services et participèrent aux pansements avec beaucoup d’intelligence ; plus tard le docteur Piorry se rendit également à l’ambulance.

»Toutes les dames de la maison, vous le savez, se mirent aussitôt à faire de la charpie, à préparer des bouillons et des rafraîchissements, distribués ensuite par les locataires qui n’étaient pas occupés aux pansements, à relever ou à transporter les blessés ; ce fut une femme (Note : Françoise Carbonneau, domestique dans la maison.) qui, à genoux sur la paille mouillée, ne cessa, pendant cinq heures d’étancher le sang qui coulait abondamment de l’horrible blessure du malheureux Maréchal. » Vos femmes et vos filles, je dois le dire ici, furent sublimes et se montrèrent aussi dignes de nos respects que de nos hommages (Note : Parmi les dames qui ont montré le plus d’empressement, nous citerons madame la baronne Millet et sa demoiselle, mesdames de Belle-Croix, Joyau, Jacob Bouchenel, Sauvage, Philibert, Jullian, Duchêne, Moireau, Boisseau, mademoiselle Rebeilleau, et madame Lecoq qui pansa elle-même les blessés Nous mentionnerons ici la conduite admirable tenue par madame Michalet à l’ambulance dc la rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 45. Cette dame, après s’être exposée aux balles, pour se rendre de la cour des Fontaines, où elle demeure, à son autre local, a constamment, pendant trente-six heures, pansé et soigné les blessés, et n’a, pour ainsi dire, pris aucun repos tant qu’il en est resté chez elle. Nous avons appris qu’elle leur a ensuite porté et qu’elle leur porte encore des bouillons et des rafraîchissements dans les hospices où ils se trouvent.)

»Le brave Chapuis, sans cesser de combattre à la tête de ses concitoyens, avec lesquels il entra dans le Palais-Royal, organisa le transport des blessés qu’il relevait au milieu du carnage ; ceux qui ne purent être transportés chez eux ou dans les hôpitaux, le furent au n° 45 de la rue de Grenelle, chez M. Michalet, qui rendit alors les plus grands services, en disposant la belle salle de Tivoli d’hiver pour recevoir les blessés et leur faire passer la nuit à couvert (Note : Plus de 150 blessés ont été reçus et soignés dans cette ambulance. MM. les docteurs Brunet, Dubois et Gendrin offrirent leurs services avec empressement, et donnèrent aux blessés, pendant plusieurs jours, les soins les plus assidus. Un jeune docteur en médecine, M. Emile Bernard, se présenta aussi et y passa la nuit ; et M. Valette, pharmacien, fournit généreusement les objets nécessaires aux pansements. Le surlendemain, 31 juillet, M. Michalet a distribué des soupes grasses, du bouilli, du pain et du vin aux blessés
et aux ouvriers sans ouvrage.

»J’ai moi-même fait et posé dans tout le quartier des affiches pour annoncer cette distribution, qui fut continuée pendant six jours, et qui doit lui avoir, avec les frais de l’ambulance, causé une dépense d’au moins 400 F.

»Cette distribution a été faite avec tous les égards dus à des hommes qui se sont conduits d’une manière si glorieuse et si honorable : des tables ont été dressées, des sièges donnés et tout s’est passé convenablement

J’ai cru devoir rapporter ici des faits si honorables pour les citoyens que je viens de citer, d’autant que cette opération se trouve essentiellement liée à la nôtre, M. Michalet nous ayant adressé toutes les personnes qui venaient avec empressement apporter leur offrande. Tous ces faits, d’ailleurs, ont été constatés par notre excellent commissaire de police, M. Basset, qui non seulement a souscrit et nous a secondé dans nos efforts, mais encore a distribué un grand nombre de pains aux ouvriers).

»Rien ne fut négligé, tout se fit avec le plus grand ordre ; les opérations pour les blessures graves ne furent pratiquées par l’un des médecins qu’après avoir pris l’avis des autres docteurs.

»Non contents de ce que vous veniez de faire pour vos concitoyens, vous ouvrîtes alors une souscription en faveur des blessés dont l’honorable indigence était facile à apercevoir. Des troncs, placés à la porte et confiés à mes soins, produisirent, avec vos offrandes et celles de généreux étrangers, le 29 juillet, une somme de 2 239 francs, et le lendemain une autre de 2 198 francs ; les jours suivants, la recette, continuée dans l’hôtel, éleva le total à la somme de 5 922 francs. Ce résultat a été constaté en présence de nombreux témoins, et les sommes ont été vérifiées à mesure de leur versement entre les mains de M. Jeanne, régisseur de l’hôtel.

»Aussitôt après l’évacuation des blessés, je crus qu’il était de mon devoir de prendre des renseignements sur la situation de chacun d’eux. Le 1er aout vous vous constituâtes en société (Note : Sous la présidence de MM. Véro et Dodat, propriétaires de l’hôtel), je vous fis mon rapport, et je fus autorisé par vous à distribuer, en mandats sur la caisse, une somme de 901 F 50 c. à ceux dont la situation vous était connue. C’est ainsi que, dans six assemblées successives, vous êtes parvenus à distribuer avec justice et discernement, une somme de 3 330 francs, ainsi qu’il est constaté les procès-verbaux que je vous représente.

»Votre intention, en élevant cette souscription, était d’en distribuer immédiatement le produit, comme secours provisoire, aux blessés que vous aviez soignés, que vous aviez vus souffrir sous vos yeux, pour leur donner les moyens d’attendre ceux de l’autorité. Principaux souscripteurs, vous aviez le droit d’agir ainsi ; cependant vous aviez cru devoir communiquer votre travail à l’autorité municipale.

»Chargé par vous de cette démarche, je me rendis à la mairie, où je communiquai à MM. Cadet de Gassicourt et Viguier fils l’objet de votre demande, et sollicitai leur approbation.

»Il me serait difficile de vous exprimer avec quel empressement, avec quelle satisfaction cette communication fut reçue par ces honorables citoyens qui ont rendu dans ces moments critiques de si importants services. Non seulement ils approuvèrent tout ce qui avait été fait, mais encore ils voulurent se joindre à vous par une utile coopération, en distribuant des mandats sur votre caisse aux blessés du (ancien) IVe arrondissement, mandats que, par votre ordre, je mis successivement à leur disposition, et qui montèrent à la somme de 1 500 F. Vous avez pensé avec raison que la somme totale de la souscription était très forte, il convenait d’étendre le
cercle de la distribution des secours.

»Les comptes, dont vous trouverez le détail ci-joint, apurés, il vous reste encore disponible ou à payer, une somme de 939 F 40 c., qui, d’après votre précédente délibération, restera en réserve pour les blessés les plus nécessiteux et ceux dont on n’a pu encore retrouver la trace.

»Ces comptes vont être présentés, en votre nom, à l’autorité municipale, avec les pièces à l’appui.

»Il me reste à vous rendre compte de la conduite vraiment méritoire et digne d’éloges des docteurs Robion et Jacob Bouchenel ; ils ont constamment, jusqu’à ce jour, continué leurs soins non seulement à nombre de blessés pansés le 29 juillet dans la maison, mais encore à tous ceux qui out été envoyés par la mairie ou qui se sont présentés ; ils sont allés les visiter chez eux et dans les hospices.

»J’ai toujours remarqué avec admiration, me disait l’un d’eux (Note : M. Robion), oubliant ses fatigues, que les grandes blessures inspirent une juste fierté à ceux qui les ont reçues, et leur font éprouver au milieu même des douleurs qu’elles causent, une sorte de satisfaction facile à concevoir, mais bien
difficile à dépeindre. »

»J’éprouve ici le besoin de venger nos glorieux blessés des outrages de quelques misérables ; trop lâches pour s’étre mesurés avec eux, ils cherchent aujourd’hui à jeter dc la défaveur sur ces hommes respectables. Les nombreuses relations que j’ai eues avec eux doivent donner du poids à mon témoignage. Eh bien ! je le déclare, presque tous ceux que j’ai vus sont des ouvriers honnêtes, laborieux, estimés de leurs chefs et de leurs voisins, ou de respectables pères de famille qui n’ont pas craint de sacrifier leur avenir et celui de leurs enfants pour coopérer à la conquête de la liberté… Honneur leur soit rendu !

»Après avoir secouru provisoirement nos intéressants blessés, j’ai pensé qu’il était digne de votre philanthropie de constater d’une manière authentique leurs droits à la reconnaissance de la France et de leurs concitoyens.

»J’ai donc établi un bureau à cet effet. Tout en faisant valoir leurs nobles actions, j’ai cherché, autant que possible, dans ce travail, à éviter toute exagération, à être vrai avant tout, et je n’ai délivré de pièces justificatives et apposé mon visa qu’après avoir fait constater leurs blessures par les médecins de l’ambulance Plus de cent trente certificats ont été ainsi délivrés aux blessés, transmis à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, ou à la Commission nommée pour une distribution des récompenses nationales à ceux qui se sont distingués dans la grande semaine.

»Tel est le résumé de l’opération essentiellement utile que vous avez entreprise, et de l’exécution de laquelle vous avez bien voulu me charger. Tous, vous avez montré le meilleur esprit ; tous, vous avez bien mérité de vos concitoyens. Il me serait impossible d’énumérer les services que vous avez rendus ; aussi me suis-je contenté de citer ceux qui m’ont le plus frappé, et de signaler vos noms à l’estime publique, trop heureux d’avoir pu vous seconder dans vos nobles efforts !

»Paris, le 15 septembre 1830.

»Le secrétaire-rapporteur,

»Sétier,

»Imprimeur-libraire.

Liste des principaux souscripteurs.

MM. Véro et Dodat : 500 francs

Un étranger : 500.

M. Mala, ancien avoué : 210.

M. Véro, charcutier : 100.

M. Deschamps, rue Croix-des-Petits-Champs, n° 3 : 100.

M. Zallony, médecin à Marseille : 80.

M. Pasteur : 50.

M. Deschamps, architecte : 50.

La baronne Millet, sa demoiselle et son fils : 30.

M. Cadet de Gassicourt, maire du (ancien) IVe arrondissement : 20.

M. Basset, commissaire de police : 20.

M. Boudin, avoué : 20.

M. Barbeau : 20.

M. Bocquet, docteur en médecine : 20.

M. Jacob Bouchenel, docteur en médecine : 20.

M. Rabbe : 20.

M. Frye, major anglais : 20.

Madame Desvignes et mademoiselle Didier : 40.

M. Valette, pharmacien, en médicaments et objets de pansement : 70.

M. Hebert, pharmacien, idem : 40.

M. Sétier, en impression pour le service de l’ambulance et de la caisse : 60.

Souscription pour les blessés, recette :

Le 29 juillet : 2 239 francs.

Le 30 : 2 198 francs.

Du 30 juillet au 1er août : 1 375,40 francs.

Au 4 août : 67 francs.

Le 5 août : 20 francs.

Au 20 août : 25 francs. »

Au texte reproduit ci-dessus, s’ajoutaient des listes de secours distribués aux différents blessés soignés dans l’ambulance. Il fut décoré de la Croix de Juillet (sous le nom de Setier, Louis, Paschal). Il prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, le 17 mai 1831 à la mairie du IVe arrondissement, reçut sa croix le 21 juin et son brevet le 13 août 1831. Il délivra un certificat en faveur de Bouvereau, Etienne, pour attester que ce dernier avait été soigné dans l’ambulance qu’il avait ouverte, pour une blessure au genou. Il délivra un certificat en faveur de Lejeune, Charles, Louis, pour certifier véritable la blessure qu’il reçut le 28 juillet à l’hôtel de ville. Il délivra un certificat en faveur de Maillet, Joseph, François, pour attester des blessures que ce dernier avait reçues. Il délivra un certificat en faveur de Meyer, Louis, Antoine, pour attester la blessure de ce dernier. Il signa un certificat en faveur de Morand, Joseph, Louis, pour attester la blessure reçue par ce dernier. Il comparut, le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Vignon, Jean-Pierre et « bien savoir qu’il a combattu le 29 juillet dernier rue Saint-Honoré et au Louvre, où il a été grièvement blessé et de là transporté à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 29 et par suite à l’Hôtel-Dieu, où il est mort le 2 août 1830 ». De la même manière, il signa, en date du 21 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de son frère, Vignon, Joseph : « Je, soussigné, ex-secrétaire de l’ambulance Vero-Dodat, certifie que le sieur Vignon, Marie, Joseph a pris une part active aux combats de Juillet ; qu’il a reçu dans ses bras son frère blessé mortellement en combattant et l’a porté à notre ambulance. » Il signa pour Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon (voir ce nom) un certificat attestant que ce dernier avait apporté à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré Vannier, Louis, Aristide (voir ce nom), qui avait été blessé d’un coup de feu reçu à l’aine gauche au bout de la rue du Coq près du Louvre, après l’avoir chargé sur ses épaules et qu’à cette même ambulance, Coste avait ensuite reçu de la poudre et des balles pour retourner au feu. Il signa un certificat en faveur de Pacaud, Pierre, pour attester la blessure reçue par ce dernier. Une loge maçonnique fut fondée spécialement pour les décorés de Juillet. Il signa un certificat en faveur de M. et Mme Michalet pour attester la conduite qu’ils tinrent pendant les trois journées de Juillet. Il apostilla la demande de décoration présentée par Deschamps, Michel, Hyacinthe (voir ce nom). Il apostilla ainsi le certificat qu’il avait signé en faveur de Fourcade, Clément, pour faire valoir les droits de ce dernier : « Je, soussigné, certifie que le sieur Fourcade a, en outre, rendu des services à notre ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, en transportant après l’affaire du 29 juillet les blessés à l’hôtel Vero-Dodat et de là aux hospices. » Il signa un certificat en faveur de Meunier, Antoine, pour attester que ce dernier avait soigné à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Il rédigea une note sur Gohierre, Longchamps, Alexis, conservée à la Commission des récompenses nationales : « Je crois que M. Gohierre, Longchamps mérite la médaille. » Il recommandait aussi ce dernier pour qu’il obtînt une nomination qu’il désirait dans une carrière militaire. Il signa, le 8 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Julian, Camille : « Nous, soussignés, membres fondateurs de l’ambulance formée rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 29, le 29 juillet 1830, certifions et attestons à qui il appartiendra que ledit jour 29 juillet dernier, M. Armand, Camille Jullian (sic), demeurant à Paris, rue des Vinaigriers n° 19, a été amené à ladite ambulance, par suite de la blessure qu’il venait de recevoir au poignet gauche, en combattant à la prise du Palais-Royal, à côté de M. Chapuis (voir Chapuis, Michel, Marie) ; que les médecins présents ont donné les premiers soins à sa blessure et en ont opéré le pansement. » En septembre 1831, Arrachart, Louis, Jules, Benoît, dans sa pétition envoyée au président du Conseil pour recouvrer les droits à la décoration, dont il avait été privée par une malveillance de Delanoy, commissaire à la Commission des récompenses nationales, et qui l’accusait d’intempérance, se présentait ainsi comme soutenu par Setier : « […] L’exposant a en outre pour circonstance déterminante en sa faveur la recommandation particulière, l’appui même, il ose le dire, de M. Setier, membre suppléant de la Commission des récompenses pour le (ancien) IVe arrondissement, auprès duquel vous pouvez vous assurer de la vérité de ce qu’il avance ». Il comparut, le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Borde, Adrien, Jules, Germeuil et savoir qu’il avait été « blessé le 29 juillet dernier par une balle qui lui a traversé le corps au-dessus des hanches, au moment où il combattait pour la liberté sur la place du Palais-Royal ». De la même manière, il apostilla un certificat rédigé pour établir les conditions du décès de Borde. Les conditions du décès Brossolette, Joseph furent décès furent attestées par un certificat signé par des témoins oculaires, habitants du quartier de la Bibliothèque et en présence de Setier, « secrétaire de l’ambulance formée le 29 juillet 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré ». On trouve dans Loge des trois jours, imprimerie de Sétier, Paris, s.d. l’avis suivant : « Les décorés de Juillet qui désireraient faire partie de la Loge des Trois Jours, sont priés d’adresser une demande écrite au F. Sétier, rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29 ; cette demande, qui sera soumise au Conseil supérieur de la Loge, devra contenir les nom, prénoms, demeure, date et lieux de naissance du décoré. » Il demeurait 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1830-1831. Le Courrier français, 3 août 1830 ; La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, troisième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 255-256 ; Loge des trois jours, imprimerie de Sétier, Paris, s.d ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 1 Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Deschamps, Michel, Hyacinthe ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Bouvereau, Etienne ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon, idem in dossier Fourcade, Clément, idem in dossier Gohierre, Longchamps, Alexis ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Lejeune, Charles, Louis, in dossier Maillet, Joseph, François, in dossier Meyer, Louis, Antoine, in dossier Morand, Joseph, Louis, idem in dossier Michalet ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Pacaud, Pierre ; Archives de Paris VK3 48 in dossier Meunier, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Arrachart, Louis, Jules, Benoît ; Archives nationales F/1dIII/45 in dossier Borde, Adrien, Jules, Germeuil ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Brossolette, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jullian, in dossier Janin, Adolphe, Laurent (où il signe un certificat), in dossier Jouguet, Pierre, François (pour lequel il signe un certificat) ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Maillet, Joseph, François (pour lequel il apostille un certificat délivré par le docteur Robion, médecin de l’ambulance du 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré) ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Nanci ou Nancy, Nicolas, Augustin ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vignon, Jean-Pierre ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goldstein, Albert (pour lequel il signe un certificat de soins à l’ambulance de la rue Grenelle-Saint-Honoré) ; Archives de la préfecture de police AA 397 in dossier Launoy, Nicolas, Laurent (pour lequel il signe un certificat de soins à l’ambulance de la rue Grenelle-Saint-Honoré) ; Archives de la préfecture de police AA 411 in dossier Rollin, Jean, Gabriel (pour lequel il apostilla un certificat médical).

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