Simon dit Capitaine la Blouse

Biographie


La chronique de l’époque relatait à son sujet : « Dans la journée du 28 juillet, le sieur Simon, désigné dans cette circonstance sous le nom de capitaine la Blouse, avait réuni cent hommes dévoués comme lui, qui élevèrent des barricades dans la rue Saint-Antoine depuis celle des Ballets jusqu’à celle de Geoffroy-Lasnier, et remplirent de pavés toutes les maisons voisines. C’est là qu’il arrêta deux pièces de canon que l’ex-garde royale dirigeait sur la place de Grève, où elles eussent pu faire beaucoup mal à nos soldats parisiens. Le sieur Simon est un ancien lieutenant de cavalerie ; il avait pris sur sa petite troupe l’ascendant que donnent le courage et une généreuse résolution, et à son commandement la fusillade et les pavés meurtriers renversaient les assaillants. Les habitants du quartier, témoins de son intrépidité et de la sagesse de ses dispositions, ont consacré dans un honorable certificat le témoignage de leur reconnaissance envers le capitaine la Blouse. » On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet (sans doute s’agit-il de lui ? : « [Le 28 juillet, pendant la progression de la colonne de Saint-Chamans dans la rue Saint-Antoine] Plusieurs citoyens se firent remarquer par leur brillante valeur. On cite, entre autres MM. Simon, ancien lieutenant de cavalerie, Jacquinet, Jamod et Pierre Lavallée, anciens militaires, Adolphe Dobigny. Un jeune Belge, étudiant en médecine, M. Dégardins, se distingua par son ardeur guerrière. M. Sébastien Lefebvre, graveur, blessé dans le premier combat, se présenta près la barricade, le bras en écharpe, et encouragea de la voix ses braves compagnons. » Poillot Denis rapporta qu’il s’était battu, au coin de la rue du Perche, contre la garde royale, et qu’il avait pour chef « le brave surnommé capitaine La Blouse, dont il est impossible de faire l’éloge tant sa conduite est admirable dans cette occasion et dans plusieurs autres, qu’il nous avait placés près du tourniquet Saint-Jean, crainte d’être surpris pendant qu’il faisait former une barricade au coin de la rue du Perche et monter des pavés dans les premiers étages des maisons ». Il apostilla, vers le 30 septembre 1830, la demande d’emploi faite par Fouloy (voir ce nom). Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 167-168 ; Essai historique et philosophique sur la révolution française de 1830, Teyssèdre, Paris, chez Constant-Chantpie, 1830, p. 167-168 ; Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 42 ; Archives de Paris VK3 52 in dossier Fouloy (classé à Soulloit) ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 353 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poillot Denis. Voir sans doute Simon, Marie, Auguste, Simon?

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