Simonin, François

Biographie


Né le 2 messidor an IV (20 juin 1796) à Nancy (Meurthe). Ancien militaire, établi bijoutier. Il fut blessé d’un coup de baïonnette au pouce de la main droite, et de douze plombs au bas-ventre. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 31 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche (coup de baïonnette) au côté interne du pouce de la main droite ; guérie avec quelques difficultés dans les mouvements du doigt ; et de deux blessures par grains de plomb au bas-ventre, l’une à un pouce au-dessus de l’ombilic, l’autre à la partie supérieure du côté gauche de l’abdomen ; ces deux dernières blessures, guéries sans infirmité. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité définitive de trois cens francs versée sur une seule année. Il reçut, à ce titre, aussi une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1836, à l’occasion d’une demande de secours, il tenait à rappeler que « non moins ami de l’ordre que défenseur des lois, il sut, le second des trois jours, faire respecter l’un et défendre les autres, rue de La Reynie, où il reçut une double blessure, dont il porte encore les traces et qui empêche encore la main lésée de fonctionner librement. De la conduite qu’il tint dans cette rue, il fut publiquement remercié par de notables habitants, entre autres par M. Beaufils, n° 24 et Mme Veuve Jeannin, n° 11, […]. Cet amour de l’ordre et de respect aux lois ne l’abandonna pas […] lorsque les prisonniers de La Force se révoltèrent, [le 30 juillet, N.D.A.]. Ce fut lui qui, sur un bon à lui délivré par le commandant du poste de cette prison [le sergent de la garde nationale Guy, N.D.A.] courut chercher vingt-cinq livres de balles de munitions à la fabrique de la Tour Saint-Jacques. » En 1837, la police donna sur son compte comme renseignements qu’il était concierge 3, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie, ouvrier bijoutier, mais sans ouvrage depuis longtemps et par conséquent dans une position malheureuse, qu’il était marié, père de deux enfants et avait une bonne réputation. En 1842, concierge 37, rue Galande « privé de travaux depuis plusieurs mois [et] dans la position la plus nécessiteuse », il sollicita un secours, en faveur duquel, précisait-il, « militent ses besoins, sa moralité et sa conduite ». Cette année-là, la même administration précisait : « Son propriétaire prenant en considération sa bonne conduite vient de lui donner la place de concierge, aux gages de cent francs par an, mais comme il est arriéré pour ses termes, il sera gêné quelque temps encore. » Il reçut quarante francs de secours. En 1845, il s’était cassé la jambe et sollicitait un nouveau secours ; il reçut quarante francs, puis la même somme en 1847 et en 1849, cette dernière année à titre de combattant de Juillet. En 1851, toujours selon les mêmes sources administratives, il était « depuis longtemps sans ouvrage et tâche d’être employé de droite et de gauche pour faire subsister sa famille. C’est un brave et honnête homme, dont la conduite morale et politique ne laisse rien à désirer. » Il reçut, cette année encore, un secours de cinquante francs, et de quarante francs en 1852, à titre de combattant de Juillet. En 1853, il était, expliquait-il, « sans travail depuis un laps de temps assez considérable, par suite de son âge avancé et de quelques infirmités ». Il reçut un secours de quarante francs en 1853, un secours de quarante francs en 1854, un secours de quarante francs en 1855, un secours de quarante francs en 1856, toujours à titre de combattant de Juillet. En 1857, il avait été concierge durant quinze années dans la même rue, gagnait deux francs par jour, comme homme de peine chez Leblanc, fabricant de couverts, 36, bd de la Contrescarpe, et, toujours selon les renseignements de police, « sa conduite actuellement sous rapport moral et politique est exempte de reproche ». Il reçut un secours de quarante francs en 1857. Il avait été condamné à un mois de prison pour rébellion le 1er juillet 1836 par le tribunal de Nancy. Il demeurait 48, rue Beaubourg en 1831 ; 3, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie en 1836-1837 ; 37, rue Galande de 1842 à 1845 ; 2, rue des Anglais en 1846 ; 37, rue Galande de 1848 à 1851 ; 33, rue Galande en 1850 ; 23, rue du Harlay en 1852 ; 13, quai aux Fleurs en 1853 ; 13, rue des Noyers en 1854 ; 11, rue Galande de 1854 à 1859. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 14-15 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 1re catégorie ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.