Sioque, Louis, Joseph
Biographie
Né vers 1795 à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Ouvrier cordonnier chez Vaneret fabricant de socques. Il s’illustra place du Châtelet, pont Marie, marché des Prouvaires, rue Montmartre et boulevard Bonne-Nouvelle. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa, le 3 juillet 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet, « certain d’avoir rempli mes devoirs en brave », expliquait-il. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, reconnaissons que le nommé Louis, Joseph Sioque, ouvrier cordonnier, demeurant rue Joquelet n° 3, n’a pas cessé de nous accompagner dans toutes les affaires qui ont eu lieu les trois journées des 27, 28 et 29 juillet et qu’il s’y ait conduit en fidèle et brave citoyen et qu’il a combattu avec une intrépidité digne de tout éloge et qu’il n’a quitté les armes que lorsque la liberté a été établie et a mérité, par sa conduite, l’estime de tous bons Français. » Signé, le 19 novembre 1830 : Gauteron, demeurant 8, rue Joquelet, qui ajoutait reconnaître « avoir vu le sieur Louis, Joseph Sioque, les armes à la main le 29 juillet 1830 » ; Lahurte, chasseur à la 3e compagnie du 1er bataillon de la Ve légion ; Protain, Jules (voir Protain, Etienne, Jules), blessé de Juillet, demeurant 32, rue Guérin-Boisseau ; Jeansonne (voir Jeansonne, Alexandre, Louis, Théophile), « blessé d’une balle à la poitrine », demeurant 29, rue des Lombards, qui attestait avoir vu Sioque se battre ; Galibert (voir Galibert, François), demeurant 7, rue de la Boule-Rouge. Sur ce certificat, son patron ajoutait, plus tardivement, l’apostille suivante : « Je certifie que Sioque, mon ouvrier, a quitté son travail le 27 juillet au matin et n’est revenu qu’après les trois jours, muni d’armes, sabre et de tout ce qui peut justifier qu’il a aidé à la conquête de la liberté. » Signé, le 4 mars 1831 : Vaneret fabricant de socques, demeurant 14, bd Poissonnière. Sioque demeurait 3, rue Joquelet en 1830 ; 14, bd Poissonnière, chez M. Vaneret fabricant de socques, en 1831. Archives de la préfecture de police AA 414.