Siry, Jean-Baptiste
Biographie
Médecin, reçu le 30 août 1828 à la faculté de Paris. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier était signé, le 24 septembre, de Mermoud, sous-chef de bureau à l’administration des subsistances de la Marine, demeurant 5, rue de Ponthieu : « Je, soussigné, certifie que le 29 juillet 1830, à 4 heures après-midi, M. le docteur Siry s’est transporté chez moi spontanément, en apprenant que mon épouse venait d’être frappée d’un coup de feu et qu’il lui a porté des secours, malheureusement impuissants contre un coup affreux. » (nom de la tuée à retrouver…) Le deuxième, signé, le 24 septembre 1830, de De Laulnoy, sous-chef au ministère des Finances, capitaine commandant la 1re compagnie de chasseurs du 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, et ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie, d’après la demande qui m’en a été faite, par M. le docteur Siry, habitant la même maison que moi, rue de Ponthieu, n° 12 (sic), et qui cependant m’avait été entièrement inconnu jusqu’alors, que dans la fameuse journée du 29 juillet dernier, ce jeune docteur s’est empressé de prodiguer les soins les plus assidus à plusieurs blessés qui avaient été atteints par des coups de feu de la garde royale battant en retraite. Divers militaires de cette garde ayant été ramassés dans les Champs-Elysées, couverts de sang, ont aussi été portés chez moi, où ils ont également été l’objet des soins empressés de M. Siry, qui, après l’examen attentif de leurs différentes et graves blessures, nous a déterminés à les transporter avec mes voisins à l’hospice Beaujon. En foi de quoi, je délivre le présent, pour rendre hommage à la vérité ainsi qu’aux sentiments de patriotisme et de générosité que ce jeune praticien a manifestés d’une manière digne d’éloges dans les graves circonstances où s’est trouvé le quartier des Champs-Elysées, lors de la retraite de toute l’armée royale par l’avenue de Neuilly. » Tellier, Charles (voir ce nom), demeurant 19, rue de Ponthieu, lui délivra le certificat suivant : « Blessé le 29 juillet, je demandai le secours d’un médecin, qui, craignant un danger qu’il jugea trop pressant, ne crut pas devoir se rendre à mon invitation. Sur son refus, on alla de suite chercher M. le docteur Siry, qui accourut avec le plus grand empressement. Pendant qu’il s’occupait du soin d’extraire la balle qui m’avait frappé, le feu se prolongea longtemps encore dans la rue que j’habite. Durant plusieurs jours, M. Siry m’a continué les soins les plus assidus et malgré mes vives instances n’a jamais voulu recevoir aucun prix de ses peines. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il témoigna avoir vu Nouillier, Claude, qui combattait la garde royale sur les Champs-Elysées et avoir été appelé pour constater sa mort par un coup de feu reçu à la gorge. Il demeurait 19, rue de Ponthieu en 1830-1854. Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Nouillier, Claude ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833, idem pièce 3164 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1838, idem pièce 3166 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1843, idem pièce 3173 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1854.