Songy, Nicolas
Biographie
Entrepreneur de bâtiment. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. On trouve dans son dossier deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Songy, Nicolas, demeurant rue Mademoiselle n° 2, entrepreneur de bâtiment, s’est conduit d’une manière distinguée et honorable lors de la prise de la caserne de Babylone, le 29 juillet dernier ; il s’est fait un devoir, comme bon citoyen, d’aider à relever les blessés, au péril de sa vie, et de les transporter rue de Traverse n° 9. M. Songy est venu offrir ses services après avoir obtenu de grands succès dans la rue de Richelieu et environs, où il commandait une soixantaine d’hommes. M. Songy a prouvé qu’il était aussi brave qu’habile dans cette circonstance, où il a rendu de grands services. » Signé, le 21 septembre 1830 : Matis (voir Matis, Jean, Sébastien), « pensionné du gouvernement et frère du général Matis commandant le département du Pas-de-Calais », demeurant 9, rue Traverse ; Belin « présent à l’action », demeurant 9, rue Traverse ; Luchaire (ou Lachaise), H., demeurant 9, rue Traverse ; Luchaire (ou Lachaise), J., M., demeurant 9, rue Traverse ; Jacquet, demeurant 9, rue Mademoiselle. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare avoir vu M. Songy dans les journées de Juillet se conduire en brave citoyen, faire le coup de fusil et servir de chef à un grand nombre d’individus notamment dans la rue de Richelieu. Je n’ai pas été à la caserne de Babylone, je ne puis donner aucune attestation à cet égard. » Signé, le 22 septembre 1830 : Bouvier, lieutenant-colonel d’état-major. Sogny demeurait 2, rue Mademoiselle en 1831. Archives de la préfecture de police AA 414.