Soubaritz, Jacques, Lucas
Biographie
Né à Montereau. Peintre. Il fut blessé d’un coup de feu au genou droit, d’un coup de baïonnette au côté gauche et d’un coup d’épée à la cuisse droite. Il fut décoré de Juillet (c’est pas sûr, il porte la décoration de Juillet mais son dossier indique non porté sur le travail de la Commission des récompenses nationales). En 1833, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution de Juillet, il sollicita des secours, précisant qu’il n’avait « jamais eu part aux libéralités qui ont été faites à cet égard, quoiqu’il ait déjà réclamé plusieurs fois et qu’il se trouve même au-dessous des besoins ». Il joignait à sa demande la copie du certificat suivant : « Je certifie avoir pansé le nommé Lucas (sic), peintre, à la suite des journées de Juillet, l’espace de deux mois, comme atteint de trois blessures, savoir un coup d’épée à la cuisse droite, une balle au genou droit et un coup de baïonnette sur le côté gauche. Comme son chirurgien, je lui ai délivré le présent certificat. » Signé à Montrau, le 15 novembre 1830 : Morin. Le maire de Lyon donna sur son compte les renseignements suivants : « Il jouit d’une bonne réputation ; il était à Lyon à l’époque des événements de novembre et on ne s’est point aperçu qu’il se soit mélangé parmi les ouvriers insurgés. […] Il n’est pas heureux, quoique laborieux, bon ouvrier et rangé ; il est véritablement digne de l’intérêt et de la bienveillance du gouvernement. » Il reçut soixante-quinze francs de secours en 1833. Il demeurait à Lyon (Rhône) depuis 1831 et 25, rue du Commerce, chez Blanc peintre, à Lyon en 1833. Archives nationales F/1dIII/76. Il signe Lucas.