Souchat, Antoine
Biographie
Né vers 1812 ou 1817. Bijoutier. Il fut arrêté le 27 juillet par la police près du monastère du Temple avec Vigouroux, Jean (voir ce nom) et tous deux furent conduits au poste du marché Saint-Martin. Le 28, ils furent libérés par les émeutiers, qui prirent le poste et en chassèrent les gendarmes. Quand Vigouroux, Jean, le 25 août 1831, dans une lettre adressée au roi demandait que ce dernier qu’il suppléât « à l’oubli que la commission a fait à son sujet et de lui accorder la croix décernée aux braves de Juillet », il joignait à sa demande ce billet qui ordonnait son arrestation et que, expliquait-il, « étant à se battre au Louvre, le hasard lui a fait trouver un ordre de la police qui vient à l’appui de ce qu’il expose » ; cet ordre était ainsi rédigé : « Ronde de nuit, préfecture de police. M. le commandant du poste Saint-Martin est invité à tenir consignés à la disposition de M. Marigues, commissaire de police du quartier du Temple au bureau duquel seront conduits à 8 heures du matin les nommés Souchat, Antoine, âgé de dix-neuf ans, bijoutier, rue Saint-Denis numéro inconnu, et Vigouroux, Jean, âgé de dix-neuf ans et demi, horloger, demeurant rue Boucherat n° 18, les quels nous avons trouvés [partie du manuscrit détruite] monastère du Temple en [partie du manuscrit détruite] la première parole que ce dernier [partie du manuscrit détruite] c’est Si nous avions des bâtons, quelque chose pour attaquer. Mais au poste, l’ayant fouillé nous avons trouvé dans sa casquette dix cartouches à balles plus dans ses poches un étui contenant de la poudre à tirer, deux pierres à fusil et une baguette de pistolet, qu’il nous a dit qu’on lui avait donnés. Signé, le 28 juillet 1830, le chef de ronde de nuit, Fellens ». Il demeurait rue Saint-Denis en juillet 1830. Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vigouroux, Jean.