Soulier, Antoine
Biographie
Né à Nîmes. Cultivateur. Il fut blessé d’un éclat de feu au pied droit près la porte d’Alès le 30 août 1830, comme une des victimes des affrontements qui eurent lieu dans la ville de Nîmes entre les partisans du nouveau gouvernement (très souvent des protestants, et parfois des libéraux), et ceux de l’ancien (généralement catholiques), vers la fin du mois d’août 1830. Ces affrontements causèrent la mort de six protestants et de deux catholiques ; furent blessés, dont plusieurs dangereusement, dix-huit protestants ou libéraux et cinq catholiques ; furent battus dix protestants et deux catholiques. Le préfet du Gard, dans le travail de la Commission des récompenses nationales, constatant la continuation d’un mauvais esprit à l’égard du nouveau gouvernement, pensait que les blessés devaient être seulement secourus pécuniairement mais non décorés et précisait : « Une décoration de Juillet à des hommes de la populace de Nîmes serait un sujet continuel de danger pour eux et peut-être, dans un jour de troubles, un arrêt de mort. » La commission rejeta sa demande de récompense nationale, ses droits n’ayant pas paru suffisamment établis. Il payait 21 francs et 25 centimes de contributions annuelles. Il demeurait à Nîmes en 1830. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.