Soulier dit Solié, Charles, Joseph

Biographie


Né le 10 mai 1797 à Paris. Ancien garde impérial, blessé en Hollande lors de la première invasion, devenu commis marchand. Il était porteur de trois certificats. Le premier était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, attestons que M. Soulier […] faisait partie des premiers gardes nationaux qui se soient portés en avant le 28 et ont été mitraillés rue des Prouvaires et rue Saint-Honoré, qu’il a combattu à la prise du Louvre et des Tuileries et qu’il a été à Rambouillet et qu’en toutes circonstances, il a fait son devoir de soldat courageux et de citoyen fidèle. » Signé, le 10 août 1830 : Clerambault, capitaine en premier de la 2e compagnie du 4e bataillon « dont M. Soulier fait partie comme caporal » ; Poirier, Adolphe, Joseph (voir ce nom), capitaine ; Ollive, capitaine ; Goubert (voir Goubert, capitaine ?), capitaine ; Delon, lieutenant à la 1re compagnie du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale ; Outin, Jean-Pierre (voir ce nom), lieutenant ; Clerc fils, sous-lieutenant. Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Charles, Joseph Soulié dit Solié (sic), ancien garde impérial, a pris les armes le 28 juillet et s’est réuni à la compagnie du Poirier de la IVe légion ; qu’il a assisté dans ses rangs au feu qu’elle a soutenu contre la ligne et la garde royale dans la rue Saint-Honoré et des Prouvaires, qu’il s’est porté en avant dans toutes les occasions, encourageant de la voix et du geste les habitants du quartier à marcher contre l’ennemi, à former des barricades et à monter des pavés dans les maisons ; que le 29 juillet, il était à l’attaque du Louvre et des Tuileries, y a combattu avec l’intrépidité d’un brave et ancien soldat et le dévouement d’un bon citoyen et n’a posé les armes qu’après l’expédition de Rambouillet, de laquelle il a également fait partie. » Signé, le 5 septembre 1830 : Boudeville (voir Boudeville, Charles, Augustin ?), caporal de grenadiers dans la IVe légion ; D’Hallu, Nicolas, Honoré (voir ce nom), négociant, demeurant 17, rue du Roule ; Crampel, Louis, André (voir ce nom), demeurant 1, rue du Roule ; Bodeloche, Jules, demeurant 5, rue des Mauvaises-Paroles. Le troisième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu M. Soulié se porter en avant dans les trois jours de Juillet et qu’il est notamment à notre connaissance que le 28 au matin il allait de maison en maison dans le quartier, excitant de la voix et du geste les habitants à former des barricades et à garnir leur maison de pavés, encourageant ceux qui savaient lui répondre et y contraignant en quelque sorte les timides en en montant avec eux. » Signé, le 2 novembre 1830 : Chappron, demeurant 103, rue Saint-Honoré ; Demontoy ; Lamand ; Lasne, pâtissier, demeurant 97, rue Saint-Honoré ; Lebelle, coiffeur, demeurant 101, rue Saint-Honoré ; Briodat ; Chalot, restaurateur, demeurant 99, rue Saint-Honoré ; Kross (mais il s’appelle Krop dans un certificat signé en faveur de Soutumier, Auguste, Jean in Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Soutumier, Auguste, Jean), demeurant 105, rue Saint-Honoré ; Bidaut fils ; Heurtaux dit Pampoy illisible. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Soulier dit Sotié sur les listes du Moniteur universel, et sous le nom de Soulier dit Solié in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 20 août 1831. Dans une position malheureuse en 1842, il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Ecrivain public. […] On n’a pas recueilli de mauvais renseignements sur le compte du sieur Soulier, dont la position nécessiteuse mérite intérêt. Il ne s’occupe pas de politique. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs, en 1843. Il demeurait 8, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831 ; 71, rue Saint-Martin en 1842 ; 2 bis, place Royale au bureau d’écrivain en 1843. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/76.

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