Spelte, Pierre, Alexandre ou par erreur Sepelte, Pierre, Alexandre
Biographie
Né (sous le nom de Sepelte, Pierre, Alexandre) le 23 décembre 1769 à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise), fils de Sepelte, Pierre, Alexandre, employé au service du prince de Conti, et de Triquet, Magdelaine, son épouse. Professeur de cor. Il fut blessé d’une balle à la cuisse, le 28 juillet dans la rue Saint-Denis. Sa famille (il est indiqué comme marié et père de famille sur les listes du Constitutionnel) reçut un secours de cent quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il mourut des suites de ses blessures, le 29 août à l’hospice Dubois. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Le 2 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Huten, Firmin, Nicolas, Michel, né vers 1804, marchand de vin, demeurant 76, rue du Faubourg-Saint-Honoré ; Delaplace, Isidore, né vers 1791, fruitier, demeurant 4, rue des Saussaies ; Perrier, Denis, François, né vers 1784, concierge de la caserne des sapeurs-pompiers, rue de la Paix. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Spelte, Pierre, Alexandre (sic), demeurant « rue Saint-Denis, dans la cour des Petites-Ecuries, chez Mme Salle, logeuse, et était professeur de cor de chasse ; qu’il est aussi à leur connaissance que ledit sieur Pierre Spelte a été une des victimes des glorieuses jounrées de juillet 1830 ; que le 28 dudit mois il a été dans la rue Saint-Denis atteint d’une balle à la cuisse ; que, gravement blessé, il a été transporté à l’hospice de M. Dubois dans la rue du Faubourg-Saint-Denis, où les comparants l’ont visité, ont vu sa blessure et où il est de notoriété qu’il est mort le 29 août suivant des suites de sa blessure ». Il laissait une fille (indiquée plusieurs fois comme étant sa sœur et par erreur sur son dossier des Archives nationales), Marguerite, Caroline, née le 17 décembre 1790 à Villers-Cotterêts (Seine-et-Oise), (né sous le nom de Spelte, Marguerite, Caroline, fille de Spelte, Pierre et de Charpentier, Marie, Anne) et donc âgée de quarante ans, dont la demande de pension fut rejetée parce qu’étant âgée de plus de dix-huit ans mais à qui, cependant, fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes (une indemnité exceptionnelle de mille francs, convertie en vingt-cinq francs de rente, in Archives de Paris VK3 18) ; elle avait reçu cent quatre-vingt-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Spelte avait été marié à Charpentier, Marie, Anne ; quid de la pension de veuve ? En 1833, Spelte, Marguerite, Caroline, femme Volmer ou Vollmer ou même Valnur, sollicitait de la commission du (ancien) Ier arrondissement l’autorisation de vendre son inscription de cinquante francs de rente (elle apparaît pourtant pour une somme de mille francs convertie en vingt-cinq francs de rente in Archives de Paris VK3 18), afin d’ouvrir un établissement de lingère, rue Matignon, aux abords des champs-Elysées. Le procès-verbal des délibérations de la commission d’arrondissement de surveillance des orphelins et orphelines de Juillet en témoigne : « Cette dame, mère de deux jeunes personnes de dix-sept et dix-neuf ans, exerçant tous deux l’état de couturière, expose que son mari, employé à la manufacture de tabacs où il ne gagne que deux francs par jour, ne peut suffire aux besoins de sa famille, qui, confinée avec ses filles dans un très petit logement, avenue de Neuilly, celles-ci ne rencontrent que rarement l’occasion de se procurer de l’occupation ; qu’elle a pensé en conséquence qu’il lui serait facile de tirer un parti avantageux du talent de ses filles en établissant, de moitié avec elles, un petit magasin de lingerie auquel elle ajouterait pendant l’été des jouets d’enfant, qu’à défaut d’industrie elle ne peut apporter que l’avoir qu’elle tient de la munificence nationale. Sur l’observation d’un membre que le quartier semble mal choisi pour une spéculation de ce genre, la Commission charge MM. Chardin et de Prilleux de prendre des renseignements à ce sujet et de lui faire un rapport à la prochaine séance. » Le procès-verbal de la semaine suivante était ainsi rédigé : « La moralité et la bonne conduite de cette dame sont de notoriété dans le quartier qu’elle habite. L’établissement qu’elle projette présente beaucoup de chances de succès. Il conclut en conséquence à ce que la demande d’aliénation de sa rente soit accueillie. […] L’autorisation demandée doit procurer à la famille Spelte un bien-être réel. » En 1833, la mère vendait ses cinquante francs de rentes, au cours moyen de 104,35 francs soit payé 1041,50 francs. Le 24 juillet 1840, les restes de Spelte (sous le nom de Sepette, Pierre, Alexandre in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques (curieusement puisque son nom n’est pas inscrit sur la colonne de Juillet...). En 1849, sa fille, Spelte Marguerite, Caroline, veuve Vollmer ou Wolmer, orpheline de Juillet et demeurant 13, rue de l’Eglise aux Batignolles, reçut un secours de cinquante francs, qu’elle ne semble pas avoir touché, l’administration la déclarant inconnue à l’adresse qu’elle avait indiqué. Elle reçut un secours de quarante francs en 1851 et en 1852. Il demeurait à Villers-Cotterêts en 1790 ; 44, rue du Faubourg-Saint-Denis en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; sa sœur, 6, passage des Petites-Ecuries en 1831 ; sa fille, 13, rue de l’Eglise aux Batignolles en 1850-1852 (adresse où l’administration la déclare inconnue et pourtant un secours lui parvient l’année suivante). Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement p. 94, liste nominative du Ier arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115 (sous le nom de Wolmer Spett femme, née Spette, Marguerite, Caroline), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 92, demande d’aliénation de rentes provenant de récompenses nationales ; Archives de Paris Vbis8Q3 1, orphelins et orphelines de Juillet, (ancien) Ier arrondissement, séance du 12 février 1832, idem séance du 20 février 1833, idem séance du 27 avril 1833 ; Archives de Paris VK3 18, Préfecture du département de la Seine, Commission de la souscription nationale, allocations accordées par décision spéciale à des personnes domiciliées dans le (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Volmes Spelt), idem Bordereau nominatif des personnes auxquelles la Commission de la souscription nationale a accordé une indemnité exceptionnelle en rentes sur l’Etat, dont le semestre échu le 22 mars 1832 n’ayant pas été réclamé à la mairie du (ancien) Ier arrondissement a été versé à la caisse de la préfecture de la Seine, chargée aux termes de la circulaire de M. le préfet de la Seine, en date du 23 avril dernier d’en tenir compte aux parties intéressées (sous le nom de Volmer Spelt) ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des cas exceptionnels dont les bulletins individuels ont été remis le 6 décembre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Vr arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Ier arrondissement, cas exceptionnels de veuves (sous le nom de Wolmer Spett femme, née Spette, Marguerite, Caroline) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem 19 juin 1850, Emploi d’une somme de 705 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de juillet 1830, minute 118, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de veuve Wolmer née Spelte) ; Archives de la préfecture de police AA 420. Elle doit être dans Crapelet et deux fois et il doit manquer une fois dans F/1dIII/82…