Sporck, Jean
Biographie
Né vers 1775 pas sûr du tout la date à Pouy (Aube) (mais peut-être par confusion avec le suivant sur la liste Pellerin, Jean-Louis… in Archives de Paris VK3 34 c’est à Austhein en Saxe Meye… ; in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques il est né vers 1784 à Austheim en Saxe-Veymar). Passementier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 5 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, au quai de la Cité à tiré dix-huit coups de fusil, est retourné à la place Maubert pour aller chercher des munitions. Le 29, a engagé le 59e à déposer les armes. Ensuite, s’est habillé en garde national, est allé combattre au Louvre, où il a tiré deux coups de fusil. S’est mis en faction dans le cabinet du roi aux Tuileries, où il a mis le bon ordre et il a empêché le pillage. Rambouillet. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 5 février 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Spork, Jean sur les listes de la mairie et sur celles du Moniteur universel). Il est répertorié (sous le numéro 184) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Spork, Jean), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1832, resté veuf avec deux enfants, il se plaignit de n’avoir jamais obtenu la place de portier ou d’homme de confiance dans un établissement public ou dans une des maisons royales, qu’il avait sollicitée ; il rappelait ainsi sa conduite pendant les dernières années : « le 29 juillet, quoique fatigué des journées précédentes, je me mis en faction depuis 13 h 30 jusqu’à 8 heures du soir à la porte du cabinet du roi, aux Tuileries. J’en défendis l’entrée et même l’enlèvement des effets, par ma conduite ferme et dirigée, et je risquai ma vie, qui fut menacée plusieurs fois dans ce laps de temps. […] Je ne cessai de faire partie des gardes nationaux qui étaient infatigables pour dissiper et repousser les divers rassemblements qui formaient des émeutes, notamment le 16 avril 1831 à la place du Châtelet depuis 3 heures jusqu’à 9 heures du soir. J’étais seul de la garde nationale et seul je faisais circuler avec une activité les voitures et les personnes qui formaient groupes et rassemblements tumultueux. […] J’avais déjà, le 7 du même mois au poste de la place Maubert, participé à l’arrestation de malfaiteurs. Il me reste encore aux jambes des contusions des coups de pied qu’ils me lançaient pour s’échapper. […] Enfin, je me suis toujours trouvé partout où la garde nationale a été requise dans la journée du 5 juin [1832, N.D.A.]. Voyant que ma compagnie ne s’apprêtait point à marcher, je me joignis en armes et en uniforme à la troupe de ligne, que je n’abandonnai pas d’un seul instant. » Il fut son service dans la garde nationale jusqu’en 1836. En 1839, n’ayant jamais obtenu depuis neuf ans la place qu’il avait sollicité, âgé, ses infirmités l’empêchant de se livrer à aucun travail, sortant d’une longue maladie, beaucoup de ses effets au mont-de-piété, il sollicita un secours. Cette même année, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Marié mais séparé de sa femme et ayant des enfants qui ne sont plus à sa charge. Cet homme, aussi propriétaire, a éprouvé des pertes qui l’ayant réduit à se faire ouvrier passementier, ont fini par affecter d’une matière notable ses facultés mentales. Il est depuis quelque temps détenu à Bicêtre et l’on paraît désespérer de son état. Il reste débiteur du terme courant de son loyer. » Il demeurait 63, rue Saint-Victor en 1831 ; 86, rue Saint-Maur en 1839. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 5 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 5 février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/76.