Stoskoph, Michel

Biographie


Né vers 1774 ou 1786 (deux fois in Archives de Paris VK3 52) à Kirrwiller (Bas-Rhin). Ancien maître charron et serrurier, devenu ouvrier forgeron et serrurier en voitures. Il fut blessé d’un coup de baïonnette à la main, de déchirures et contusions aux lèvres et aux reins, le 28 juillet dans le faubourg Saint-Denis. Il fut transporté à l’hôpital Saint-Louis, où il entra le 29 juillet et sortit le 22 août suivant. Père de deux enfants, il reçut dix francs de secours à l’Hôtel de ville puis (sous le nom de Stoskopf, Michel) quarante francs au Constitutionnel. Il reçut un total de cent cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Stoskopf, Michel) un total de cent cinquante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis (sous le nom de Stoskopff) ; il comparut le 27 janvier 1831, sous le numéro 235. Il sollicita un uniforme de garde national, que ses moyens ne lui permettaient pas de faire faire à ses frais Il reçut (sous le nom de Stoskoff, Michel), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1845, un petit secours lui était destiné, mais il dut écrire dans ces termes pour toucher l’argent à la prison des Madelonnettes, dans laquelle il était incarcéré : « Le dénuement dans lequel je me suis trouvé a été la cause que j’ai été arrêté pour le délit de mendicité et me trouve en conséquence dans l’impossibilité de me présenter moi-même pour toucher le mandat que vous avez ordonné pour moi. » En 1845, la police donnait comme renseignements sur son compte qu’il était sans travail, célibataire et tenait une bonne conduite. Il reçut, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs. En février 1846, il fut transféré au dépôt de Saint-Denis. « Réduit à la dernière extrémité de la misère » en 1846, il sollicita des secours et reçut vingt-cinq francs. En 1847, « réduit à la plus triste position », il sollicita un nouveau secours et obtint quarante francs. En 1849, sortant « d’être atteint du choléra qui depuis trois mois l’a retenu dans les hospices et […] l’a réduit à la plus triste position », il sollicita un secours et toucha quarante francs, à titre de combattant de Juillet. En 1850, il était veuf, on ne disait « pas de mal de sa conduite » selon la police et son nom ne figurait pas sans les bureaux de bienfaisance ; il reçut un secours de cinquante francs, puis trois secours de la même somme en 1851. En 1852, les renseignements de police obtenus sur son compte le décrivaient comme « bien représenté sous tous les rapports » et méritant « l’intérêt du gouvernement ». Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. En 1853, les mêmes sources rapportaient : « Il a été blessé accidentellement à la révolution de 1830 et il a obtenu un brevet de cinquante francs mais depuis cette époque jusqu’en 1852, il a toujours reçu chaque année cent cinquante francs ( ???? c’est quoi cette histoire, il a peut-être, si c’est lui, reçu une indemnité définitive, mais c’est pas la première fois que passé une vingtaine d’années l’administration dise n’importe quoi…). Le sieur Stoskopf, en raison de son grand âge est dans l’impossibilité de travailler. Il appartient au culte protestant et reçoit quelques secours de ses coreligionnaires. Il a une fille âgée de trente ans, qui étant paralysée ne peut lui être qu’un surcroît de charge », ajoutant que lui-même était « représenté favorablement sous le rapport de la conduite et de la moralité ». Il reçut pour cette année un secours de cinquante francs, de la même somme en 1853, en 1854 et en 1855. En 1856, les mêmes sources le décrivaient comme un « honnête homme, mais malheureux » et précisaient : « Les ressources de Stoskoph consistent dans le bénéfice de quelques commissions qu’il fait pour des personnes qui le connaissent, des secours qu’il reçoit du bureau de bienfaisance et ceux que le ministère de l’Intérieur lui accorde tous les ans. Son gendre ne lui vient nullement en aide, étant lui-même dans une position très malheureuse et recevant des secours du bureau de bienfaisance ». Il reçut, pour cette année, un secours de cinquante francs et un autre de trente francs. En 1857, les mêmes sources administratives rapportaient : « Sa conduite morale et politique n’a jamais donné lieu à une remarque défavorable. Il est à la charge de sa famille et doit être admis à l’hospice des Récollets à la première vacance. » Il reçut, pour cette année, un secours de cinquante francs et un autre de trente francs, deux secours de cinquante francs en 1858, et deux secours de cinquante francs pour 1859. Il demeurait chez Kinsinger, veuve Jean, logeuse à la barrière Rochechouart en mai-décembre 1830 ; rue du Vert-Bois en septembre 1830 ; 15, rue des Messageries en 1830 ou 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/34 mais à Montmartre in Archives nationales F/1dIII/37 ; passage Orsel à la chaussée Clignancourt chez la veuve Jean en 1830 in Archives de Paris VK3 52 ; 25, rue de la Goutte-d’Or en 1845 ; 6, rue Constantine à La Chapelle en 1846-1849 ; chez Josse, logeur, 3, rue Amélie à Montmartre en 1850 ; 34, rue des Acacias à Montmartre, un loyer de huit francs par mois, de 1851 à 1853 ; 22, rue Lamartine en 1856 ; rue Neuve-Coquenard, 6, impasse de l’Ecole chez son gendre, Gochelin, de 1856 à 1859, puis 34, rue Lamartine en 1859. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 (sous le nom de Stoskoff, Michel) ; Archives de Paris VK3 52 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe (sous le nom de Stoskoff, Michel) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de Stoskopf, Michel), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Stovkopf, Michel), idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 (sous le nom de Stoskopf, Michel), idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 (sous le nom de Stoskopf, Michel).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.