Susane, Louis, Auguste, Victor, Vincent

Biographie


Né le 24 décembre 1810 (mais le 23 décembre 1810 deux fois in Archives de Paris VK3 17, in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques et in Archives de Paris VK3 34) à Pérouse (Italie). Elève à l’Ecole polytechnique. Selon le rapport que fit Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont combattu en uniforme dans les journées de Juillet et me paraissent avoir mérité la décoration spéciale ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Dans la séance du 9 avril 1831 du jury de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, quatre élèves de l’Ecole, Baduel (voir Baduel, Louis, Henri), Gavaret (voir Gavaret, Louis, Dominique, Jules), Solignac (voir Solignac, Napoléon, Marie, André, Alexandre) et Bosquet (voir Bosquet, Pierre, Joseph, François) affirmèrent sur l’honneur qu’il avait combattu en uniforme de l’Ecole, le 29 juillet ; le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Sorti de l’Ecole le mercredi avec ses camarades. Le 29, à la barrière des Deux-Sergents en uniforme, réuni à ses camarades à la place de l’Odéon, revenu au Louvre le soir, y fut de garde jusqu’à 7 heures, qu’une indisposition le força de quitter ; pendant ce temps, il empêcha de défoncer les barriques de vin. A fait la campagne de Rambouillet, commandant un détachement ; il avait eu l’ordre du colonel Jacqueminot d’aller dans les mairies pour faire réunir cinq cents hommes dans chaque. Il a dépensé deux cents francs pour satisfaire aux besoins du détachement qu’il commandait. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 27 mars 1831, à trois voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention puis, par révision en date du 9 avril 1831, il se prononça pour la croix. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut, par ordonnance royale, en date du 22 novembre 1831, admis dans l’artillerie de terre, en qualité d’élève sous-lieutenant à l’ecole d’application de l’artillerie et du génie à Metz. Nous empruntons au site internet weahp la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « Né à Pérouse en Italie en 1810 d’un père conservateur des hypothèques alors militaire et d’une mère d’origine italienne, Louis Susane reçoit la formation classique de l’officier d’artillerie de son époque : Ecole polytechnique, puis Ecole d’application de Metz en 1831. Il devient successivement aide de camp du directeur général des poudres, sous-directeur de la capsulerie de guerre, chef du personnel de l’artillerie au ministère. En 1840, il se marie à Paris avec Jenny Pithou (1813-1898), née aux Pays-Bas. Il arrive à Metz en mars 1852 pour prendre la direction de l’Ecole centrale de pyrotechnie militaire, avec le grade de chef d’escadron. Il y est promu successivement lieutenant-colonel en 1854, et colonel en 1857. En 1853, l’Académie de Metz lui ouvre ses rangs ; sa candidature s’appuie sur la publication d’une Histoire de lInfanterie française, en 8 volumes. Il assure la présidence pour l’année académique 1857-1858. Lors de la séance publique du 30 mai 1858, il prononce un discours remarqué “sur les Académies” dans lequel il propose de “attacher les Académies de province à celles de Paris par un lien de hiérarchie et de solidarité”. Il écrit non seulement sur les fusées de guerre “à la Congrève” et la chimie des explosifs, mais encore sur Louis XI et la Champagne pouilleuse. En 1863, Susane quitte Metz pour devenir directeur de l’artillerie au ministère. En 1871, il est chargé d’expédier les affaires du ministère de la Guerre et reçoit la mission d’enquêter sur l’artillerie lors du conflit de 1870 ; cela lui vaut des rapports conflictuels avec une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, au point de provoquer une intervention du président Thiers. Il devient membre du Comité d’artillerie en 1872, du Comité de défense en 1873 et inspecteur général à plusieurs reprises. La carrière militaire de Susane se conclut en 1875, avec le plus haut grade de la hiérarchie de l’époque (général de division), la fonction d’inspecteur général de l’artillerie et la plaque de grand officier de la Légion d’honneur. Il décède à Meudon le 30 septembre 1876, non sans avoir complété son Histoire de lInfanterie par celles de la cavalerie et de l’artillerie. » Il demeurait à l’Ecole polytechnique en 1831. Il était général en 1876, année de sa mort. Il est l’auteur de Encore un mot sur la gélatine, chez Blanc, 1856, de l’Histoire de l’ancienne infanterie française, Paris, Corréard, 1849-1853, de l’Histoire de la cavalerie française, Paris, Hetzel, 1871, et de l’Histoire de l’artillerie française, Paris, Hetzel, 1874. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 212 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Susanne, Louis) ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique, aussi une liste d’Elèves présents à l’Ecole et dont les titres ont été examinés, aussi le rapport de Lannoy et deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 27 mars 1831 et le 9 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 26 mars 1831, idem en date du 9 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Journal militaire officiel, n° 45 bis, année 1831, p. 249.

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