Swarte, Nicolas
Biographie
Architecte. Il écrivit dans ces termes au roi, en 1831, afin de solliciter la décoration de Juillet : « Après avoir combattu pendant les trois glorieuses et immortelles journées de Juillet 1830 pour la conservation de la liberté des Français, guidé par les jeunes gens des Ecoles, s’être trouvé partout où étaient les dangers et les périls, et les avoir affrontés avec quelque courage, surtout à la prise de la caserne de Babylone, où il entra le cinquième au milieu du feu ainsi que l’attestent les cicatrices des deux blessures qu’il y a reçues, constatées par le certificat du médecin. Il refusa les gratifications pécuniaires qui lui furent offertes, pour les abandonner aux autres blessés, aux veuves et orphelins de ces jours d’éternel souvenir. Belge de nation, il fut, après la victoire assurée de cette glorieuse révolution, combattre pour la liberté de son pays, qu’une sympathie fraternelle venait d’entraîner dans le même mouvement et où il est prêt à retourner au besoin. Habitant Paris, il fait partie de la garde nationale. La Commission des récompenses n’étant pas encore établie lors de son départ, il ne put lui adresser de demande pour cette croix, seul objet de son ambition, mais les jeunes et vaillants élèves de l’Ecole polytechnique lui promirent de le faire pour lui. Depuis lors, dispersés eux-mêmes, il fut oublié. » Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il demeurait hôtel du Mont-d’Or, 81, rue des Saints-Pères en 1831. Archives nationales F/1dIII/76.