Taillebert, Henry
Biographie
Employé depuis deux ans chez Brot, papetier 13, rue de l’Ecole-de-Médecine. Il quitta son travail dès le 27 juillet et n’y revint que le 2 août suivant. Il sollicita une récompense honorifique. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, signé de Tribels, bottier, demeurant 2, cour du Commerce, attestait « que rue Plumet, à la prise de la caserne de Babylone, le sieur Henry Taillebert a soutenu le feu des Suisses, placé à côté de moi » ; il était alors armé d’un sabre. Un deuxième certificat signé par Parfait, Noël (voir ce nom), ainsi rédigé : « Je certifie qu’en ma présence à la caserne de la rue Mouffetard, mon ami Henri Taillebert s’est avancé seul et que sans tirer un seul coup de fusil, il nous a fait ouvrir les portes de la caserne, dont nous avons pris les armes. Je l’ai vu en outre dans plusieurs autres endroits se battre vaillamment. » Un troisième, signé de Cheron, Charles, demeurant 10, rue Saint-Martin, ainsi rédigé : « Je certifie que mon ami Henry est entré un des premiers à la prise de l’Arsenal, d’où je l’ai vu sortir avec un très beau fusil, et je l’ai vu en tirailleur sur les quais. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. On trouve sur son dossier l’annotation suivante : « Il n’est pas entré le premier à la caserne de Mouffetard. Sa conduite pendant ces journées mémorables a été bonne, il mérite une mention honorable. » Il demeurait 13, rue de l’Ecole-de-Médecine en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.