Taillefesse, Philippe, Thomas

Biographie


Né le 3 mars 1796 à Saint-Cyr ou Saint-Saire (Seine-Maritime) (mais à Saint-Cyr en Seine-et-Oise in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe. Garçon de bureau (sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main). Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, déclarons par ces présentes avoir pleine et entière connaissance des faits mentionnés ci-après comme s’étant passés en notre présence. Savoir que le 27 juillet, le nommé Taillefesse, Philippe, Thomas, ex-militaire, […] a été un des premiers à établir des barricades dans la rue Saint-Honoré et à attaquer la gendarmerie, à coups de pierres, n’ayant point encore d’arme ce jour-là, et que le même jour, il contribua très puissamment, aidé de quelques-uns de ses camarades, à faire poser les armes au poste de gendarmerie de la Bourse ; que, le 28, il s’est battu au marché des Innocents, dans la rue Saint-Antoine, où il a tué deux gardes royaux, dont il a distribué les armes à ses camarades ; que de là, il est revenu à la Grève, qu’il n’a quittée qu’après avoir vu l’Hôtel de ville au pouvoir des amis de la liberté et où il a combattu avec un acharnement digne de la cause qu’il défendait ; que, le 29, il a, le premier, commencé le feu rue Montpensier au Palais-Royal, tué un des factionnaires qui se trouvait au coin du Théâtre-Français, où il a pénétré à travers le feu le plus meurtrier et au risque d’être mille fois tué ; qu’enfin, après avoir épuisé ses munitions, voulant encore se rendre utile à ses concitoyens, il s’élança à travers la mitraille pour aller ramasser les morts et les blessés ; attestons en outre qu’il jouit de la meilleure conduite et mérite l’appui et les bontés du gouvernement et de la Commission nommée pour décerner les récompenses nationales. » Signé, le 8 août 1830 : Rossi, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 18, rue du Faubourg-Montmartre ; Roche, E., demeurant 25, Palais-Royal ; Mollet, demeurant 26, Palais-Royal ; Bastien, demeurnat 36, rue des Vieux-Augustins ; Sallu ou Sattu illisible, demeurant 26, rue Montpansier ; Chalavant illisible, demeurant 23, Palais-Royal ; Janorots illisible, demeurant 44, rue Traversière-Saint-Honoré. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut nommé garde des forêts de la maison d’Orléans, le 18 février 1831, et affecté à la ferme de Malnuit à Nomécourt (Haute-Marne). Il fut ensuite nommé à la Bouillarderie, commune de Millebosc (Seine-Maritime). Il donna procuration à Ferisse (mais Ferette in Archives de Paris VK3 24 dans le registre que celui-ci signe) pour retirer à sa place la médaille qu’il avait reçue, puis, le 14 septembre 1832 (mais le 14 octobre 1832 in Archives de Paris VK3 24 dans le registre), à de Saligny, inspecteur des forêts de la maison d’Orléans pour retirer son brevet. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. A l’occasion du passage du roi, en 1837, au château d’Eu près de Millebosc, il sollicita la croix, pour laquelle, il disait avoir été porté et que lui avaient méritée « à juste titre ses actions héroïques » en remplacement de sa médaille. Sa demande ne put être acceptée, les travaux de la Commission des récompenses nationales étant terminés. Il demeurait 25, rue de Rohan en 1830-1831 ; à Joinville (Haute-Marne) en 1831 ; à la Bouillarderie, commune de Millebosc (Seine-Maritime) en 1837. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3 ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 92, idem Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 53 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/77.

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