Tamponnet, Pierre, Michel
Biographie
Fondeur en cuivre. Il comparut, le 14 janvier 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Coupé, Jean-Baptiste « savoir très bien qu’il s’est battu avec eux les 27, 28 et 29 juillet dernier tant contre la garde royale, les cuirassiers, les lanciers et autres troupes royales ; avoir également connaissance qu’à l’attaque du Louvre ledit sieur Coupé a reçu un coup de feu (sic) dans la poitrine et que depuis cette blessure il s’est constamment plaint de douleurs violentes à la poitrine jusqu’à son décès, qui a eu lieu le 12 décembre dernier […] ». De la même manière, il signa, le 7 juin 1831, le certificat suivant en faveur du même Coupez, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, certifions et attestons avoir particulièrement connu le sieur défunt Jean-Baptiste Coupé, demeurant rue de la Harpe n° 8, déclarons en outre qu’il est à notre connaissance qu’il a combattu pendant les mémorables journées de Juillet et qu’il a été blessé d’un coup de crosse de fusil à la poitrine à la prise du Louvre et qu’ayant été terrassé quantité de combattants lui ont passé sur le corps et foulé aux pieds et qu’en rentrant chez lui en se traînant il dit Je suis blessé à mort, c’en est fait de moi, je ne m’en relèverai pas ; qu’ayant eu souvent l’occasion de le voir pendant plus de quatre mois qu’il a été malade et ayant été témoins des souffrances qu’il éprouvait nous pouvons affirmer qu’il est mort par suite des ses blessures. » Il demeurait 4, Petite-Rue de Taranne en 1831. Archives nationales F/1dIII/51 in dossier Coupé, Jean-Baptiste.