Tarrade, Antoine

Biographie


Né le 15 février 1810 à Neuvéglise (ou à Verneuge, in Archives nationales F/1dIII/39 et une fois sur deux in Archives nationales F/1dIII/36 aussi in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé) (Cantal), fils de Tarrade, Jean et de Rouchon, Marie, son épouse. Garçon teinturier. Il fut, le 29 juillet, blessé d’un coup de feu qui lui traversa le genou gauche (mais blessé à la main gauche in Archives nationales F/1dIII/36 ; mais bien au genou gauche in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; coup de feu à la jambe gauche in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé). « Il allait mal le 24 août lorsqu’il voulut sortir de l’hôpital. Probablement mort chez lui », écrit à son sujet le docteur Ménière ; mais sans doute à tort puisqu’il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud, du 27 septembre au 29 novembre. Le certificat suivant fut délivré par les médecins de la Maison de convalescence de Saint-Cloud, en date du 27 novembre 1830 : « Est entré le 29 septembre à la Maison de convalescence établie à Saint-Cloud pour être traité des suites d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite à la partie externe du genou, actuellement cicatrisée mais suivie du gonflement considérable et d’une gêne très grande dans les mouvements de la jambe et qu’il est sorti le 27 novembre illisible de la raideur et de la difficulté dans les mouvements de la jambe. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint d’une blessure par arme à feu au genou gauche, à sa partie antérieure, inférieure et externe, blessure à ouverture unique mais à balle extraite ; guérie avec gonflement au genou, difficultés et douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs (pourquoi n’est-il pas sur la liste des journaux ?). Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes, et, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive. Sachant lire et écrire, ayant son père âgé de soixante et un ans à charge, il sollicita une place de garçon de bureau. Il comparut, le 19 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Deboulogne, Jean-Claude et « savoir que ledit Deboulogne a combattu dans la journée du 29 juillet dernier au Louvre et qu’il y a été blessé de deux efforts, en traînant une pièce de canon. Et les sieurs Millet et Tarade avoir le même jour vu revenir ledit Deboulogne chez lui, ayant beaucoup de peine à marcher ». Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 2, impasse Pecquet en 1830 ; 2, rue Pignai, ou 2, rue des Blancs-Manteaux en 1831 ; 12, rue des Ecrivains en 1849. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 320 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Farrade, Antoine) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 (sous le nom de Farrade, Antoine) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 78, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement, p. 103, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Deboulogne, Jean, Claude ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, cas exceptionnels et blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 (sous le nom de Tarradé, Antoine), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74 (sous le nom de Tarradé, Antoine).

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