Tavernier, Claude, Joseph

Biographie


Né le 14 septembre 1806 à Viéthorey (Doubs), fils de Tavernier, Claude, François, manouvrier, et de Thomas, Elizabeth, son épouse. Garçon ébéniste. Il fit partie du groupe de combattants que commandait Jacquin. et combattit à la Grève, avant de recevoir un coup de feu, qui lui traversa la poitrine, le 28 juillet vers 14 heures dans la rue du Mouton. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu et en sortit sur sa demande le 19 août « dans un état satisfaisant » mais sans être guéri avant plusieurs mois. Le commandant Jacquin (voir Jacquin, François, Thérèse, Justin), en date du 20 août 1830, lui dévlivra le certificat suivant : « Le commandant d’un des corps francs qui ont combattu aux journées des 28 et 29 juillet 1830 certifie que le nommé Tavernier, Claude, Joseph, âgé de vingt-cinq ans, natif de Viéthorey, département du Doubs, a fait partie du premier détachement envoyé à la Grève, où il a donné des preuves de dévouement et de courage jusqu’au moment de sa blessure. Sa conduite, sous tous les rapports, est digne d’éloge et mérite la bienveillance du gouvernement. » Il reçut un secours de cinquante francs et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud, du 7 septembre au 6 novembre, date à laquelle il sorti, guéri de ses blessures, selon un certificat délivré par cet établissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 4 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Dacheux, Nicolas, ... illisible, fabricant de billards, demeurant 14, rue Pavée au Marais ; Boibien, Pierre, marchand de vin, demeurant 17, rue Pavée au Marais ; Reneuf, Pierre, serrurier, demeurant 12, rue Pavée au Marais. Ils attestèrent parfaitement connaître Tavernier, Claude, Joseph et « savoir que le mercredi 28 juillet dernier il se battait vers 2 heures de relevée, dans la rue du Mouton, contre l’ex-garde royale et qu’il y a reçu une balle qui a traversé sa poitrine ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la poitrine et à l’épaule du côté droit, de la partie antérieure et supérieure de l’épaule vis-à-vis du bec coracoïde vers les épines des vertèbres dorsales supérieures, après avoir traversé le sommet de la poitrine ; cicatrisée mais après crachement de sang et avec difficultés et douleurs dans la respiration et dans les mouvements du bras, circonstances dont la réunion doit le faire placer dans la 5e classe des blessés. » Il fut admis dans la 5e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sachant lire et écrire, ayant à charge son père âgé de soixante ans, il sollicita une place de garde forestier ; il était employé aux douanes en 1831. Sa veuve reçut un secours de cinquante francs en 1852, au titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait 16, rue Simon-le-Franc en 1830 ; 14, rue Pavée en 1830-1831 ; rue Pierre-Levée en 1849 ; sa veuve 19, rue de Cléry en 1851-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 293 (sous les prénoms de Paul, Joseph) ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires (sous le nom de Tavernier, Claude, Jean) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 5e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à quinze décorés et veuves de décorés ou blessés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.490 francs, minutes 251-252, en date du 6 décembre 1852.

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