Teisseire de Saint-Marc, Joseph

Biographie


Né le 5 septembre 1779 à Coursegoules (Alpes-Maritimes mais anciennement du Var). Médecin, reçu le 20 juillet 1813 à la faculté de Turin. Le 12 juin 1821, à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux, il sollicitait la Légion d’honneur. Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Jean de Jérusalem, membre de l’Académie royale de médecine de Turin, de la Société de médecine pratique de Paris et de Montpellier, et de l’Association du bureau de charité de Saint-Roch et de l’asile royal de la Providence, chirurgien-major du 1er bataillon de la IIe légion de la garde nationale de Paris, il présentait ainsi sa demande : « L’événement heureux qui fait palpiter de joie tous les cœurs vraiment français, la naissance de S.A.R. monseigneur le duc de Bordeaux, a réveillé en moi un désir que j’avais depuis longtemps formé, celui de solliciter pour récompense de mes services la décoration de l’ordre royal de la Légion d’honneur. J’ose donc supplier Votre Excellence de me permettre d’exposer les titres que je crois avoir à ses bontés pour l’obtenir. De 1792 (ailleurs il écrit 1790, N.D.A) à 1804, j’ai servi dans la marine royale. De 1804 à 1810 à l’hôpital militaire de Bayonne. L’utilité réelle de mes services à l’époque du 30 mars 1814, par les soins empressés que j’ai donnés sous les murs de Paris aux militaires français et alliés ainsi qu’aux gardes nationaux blessés me valut alors les plus grands éloges. Le service continuel que je fais d’ailleurs dans mon bataillon, depuis la première formation de la garde nationale, m’a fourni souvent, j’ose le dire, l’occasion de faire remarquer mon zèle, non seulement dans ma légion mais encore à l’état-major général où plusieurs employés n’ont eu qu’à se louer des soins désintéressés que je leur ai donnés avec tout le succès possible. Je serai heureux, monseigneur, si ces titres joints à cinq cents francs d’impôt que je paye et l‘estime que je me glorifie de m’être acquise des chefs de la garde nationale peuvent suffire pour me faire obtenir de vos bontés la faveur que je sollicite. » Sa demande était apostillée par : Caccia, chef du 1er bataillon de la IIe légion de la garde nationale ; Bertin, major de la IIe légion ; Villot, J. B. V., lieutenant-colonel de la IIe légion ; vicomte Pinot, colonel de la IIe légion ; de Solivène, colonel d’état-major et secrétaire général ; comte Ferdinand de la Ville-sur-Illon, colonel d’état-major de la garde nationale de Paris ; comte Alexandre de la Borde (voir Delaborde, Alexandre, Louis, Joseph), colonel d’état-major ; général et marquis de Saint-Léger ; Chateaudouble, député du Var ; baron Dautrechaud, député du Var ; Aurran-Pierrefeu, député du Var ; de Gasquet, député du Var ; marquis d’Angosses ; Maduel, curé de Saint-Roch. Dans une autre lettre, adressée au roi, il détaillait ainsi les motifs de sa demande : « […] Je tiens beaucoup, Sire, je l’avoue, à cette décoration, qui ferait accélérer un mariage que je projette et qui d’ailleurs illustrera ma profession qui le seul bien que je possède pour soutenir mes bons parents, qui sont loin d’être heureux […]. » Le général marquis de Saint-Léger, qui le tenait en estime particulière parce qu’il soignait depuis deux ans madame de Saint-Léger « avec un zèle et un désintéressement qui lui font honneur », appuya sa demande, par plusieurs lettres. Une première en date d’avril 1821, adressée au baron Cassel, secrétaire général du ministre de l’Intérieur. Une deuxième en date du 15 mai 1821, au baron Mounier, directeur général de la police et dans laquelle il précisait : « Suis-je indiscret de rappeler ce galant homme à votre souvenir ? Vous avez sans doute remarqué dans les apostilles de sa pétition combien il est méritant et combien aussi il est convenable d’encourager ceux qui, comme lui, se rendent précieux à la société par leurs principes, leurs talents et leur humanité envers les malheureux. » Puis par une troisième, qui reprenait des termes identiques, en date du 28 juin 1821. La demande n’ayant pas abouti, Teisseire la renouvela en septembre 1824, en mai 1825 et en octobre 1826, alors qu’il était désormais médecin en chef de la 4e division de la garde nationale de Paris. Dans sa demande, il reprenait à peu près les mêmes termes que précédemment et expliquait au ministre de l’Intérieur : « De 1790 (ailleurs il écrit 1792, N.D.A) à 1804, j’ai servi dans la marine royale (dont de 1799 à 1804, fait prisonnier de guerre par les Anglais), où j’ai reçu dans différents combats quatre blessures. De 1804 à 1810 à l’hôpital militaire de Bayonne. L’utilité réelle de mes services à l’époque du 30 mars 1814, par les soins empressés que j’ai donnés sous les murs de Paris aux militaires français et alliés ainsi qu’aux gardes nationaux blessés me valut alors les plus grands éloges. Le service continuel que je fais d’ailleurs dans ma division, en qualité de médecin en chef et que je n’ai cessé de faire depuis la formation de la garde nationale, m’a fourni souvent, j’ose le dire, l’occasion de faire remarquer mon zèle, non seulement dans ma division mais encore à l’état-major général où plusieurs employés n’ont eu qu’à se louer des soins désintéressés que je leur ai donnés avec tout le succès possible. Je serai heureux, monseigneur, si ces titres joints à l‘estime que je me glorifie de m’être acquise des chefs de la garde nationale peuvent suffire pour me faire obtenir cette grâce des bontés du roi. » Il ne semble pas avoir obtenu la Légion d’honneur il n’est pas dans la base Eléonore des Archives nationales. En juillet 1830, il soigna des blessés. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Teysseire, Saint-Marc sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il délivra avec le docteur Bries (illisible), demeurant 22, rue du Bac, le certificat suivant en faveur de la dame Vieillescazes : « Nous, soussignés, docteurs en médecine, ayant été présents à l’ambulance dans la pharmacie des Tuileries, certifions que la dame Vieillescazes, demeurant rue de l’Aiguillerie, n° 4, nous a constamment aidés dans le pansement des blessés qui y ont été apportés ; que les preuves de zèle et de dévouement qu’elle n’a cessé de donner pendant les journées des 29 et 30 juillet sont au-dessus de toute expression. » Il délivra (sous la signature de Teisseire, demeurant bien 9, place des Petits-Pères), comme médecin en chef de la 4e division de la garde nationale, composée de la Xe, XIe et XIIe légions, membre de la Société de médecine pratique de Paris et de l’Académie de Turin, un certificat en faveur de Fillioux, Jean-Baptiste, pour attester les blessures qu’avait reçues ce dernier. Il délivra (sous la signature de Teisseire, demeurant bien 9, place des Petits-Pères), comme médecin, membre de la Société de médecine pratique de Paris et de l’Académie de Turin, un certificat en faveur de Foubert, Louis, pour attester les blessures qu’avait reçues ce dernier. Il signa, le 8 septembre 1830 (sous la signature de Teisseire, demeurant bien 9, place des Petits-Pères), le certificat suivant en faveur de Lemas, Jean : « Je, soussigné, ex-médecin de la 4e division de la garde nationale de Paris, membre de la Société de médecine pratique, de l’Académie de Turin, certifie que j’ai pansé et donné mes soins désintéressé à M. Jean Lemas, tambour maître, à l’ambulance des Tuileries, le 29 juillet, pour un coup de feu qu’il a reçu à l’épaule et à la partie moyenne du bras côté gauche. Il est juste que ce brave citoyen reçoive une récompense pour son courage et son dévouement. » Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Son nom apparaît en 1841 dans le Bulletin des lois, comme détenteur d’une action dans la société anonyme la Réparatrice, compagnie d’assurances à primes contre l’incendie. Il demeurait 51, rue de Richelieu en 1821-1824 ; 9, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1826 ; 9, place des Petits-Pères en 1830-1831 ; 9, rue des Petits-Pères en 1833 in VD4 11 (sans doute la source la plus fiable), mais bien 9, place des Petits-Pères en 1841 in Bulletin des lois IXe série. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833 (sous le nom de Teisseire de Saint-Marc, Joseph) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Teissère Saint-Marc) ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Vieillescazes dame ; Archives de Paris VK3 44 in dossier Fillioux, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Lemas, Jean ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Foubert, Louis ; Archives nationales F/1dIV/F/1 (où il est classé par erreur) ; Archives nationales F/1dIV/T/1 ; Bulletin des lois IXe série, partie supplémentaire, tome vingt-troisième, n° 662, p. 887 (sous le nom de Teisseire de Saint-Marc, Joseph) ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations. Il signe bien Teisseire de Saint-Marc et Taisseire de Saint-Marc.

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