Terchou, André, Achille

Biographie


Né le 24 fructidor an V (10 septembre 1797) à Paris (ancien) Xe arrondissement, fils de Terchou, Michel, ouvrier (lui-même fils de Terchou, Joseph, et natif de Floncin dans la principauté de Salm en Allemagne, et de Peclout, Catherine) et de Contreulle, Florentine, ouvrière en linge (elle-même originaire de Saint-Pol dans le Pas-de-Calais et fille de Contreulle, Pierre et de Lebrun, Elisabeth). Ancien sellier, devenu sapeur-pompier de la Ville de Paris engagé le 28 janvier 1819, nommé caporal le 1er juillet 1821, fourrier le 7 août 1821, sergent-fourrier le 31 juillet 1822, rengagé pour deux ans le 27 janvier 1827, rengagé pour quatre ans le 6 janvier 1829, adjudant le 22 février 1831. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras gauche, place de la Bourse, le 27 juillet, alors que les pompiers avaient été appelés pour éteindre un incendie : « Je fus appelé le mardi 27 juillet dans la soirée, à diriger les pompes destinées à éteindre le feu qui avait éclaté à la Bourse. Je marchais le premier, un flambeau à la main. A peine arrivé au lieu de l’incendie, où le désordre était extrême, un coup de feu vint me frapper au bras gauche et me blessa très grièvement. Je perdis peu à peu mes forces et ne pus continuer mon service. Nous étions sans armes, mon général, et animés du désir de faire le bien. J’ajouterai que j’ignore absolument d’où le coup est parti. Il y avait là de la troupe et un assez grand nombre de citoyens. Vous le savez, mon général, l’institution des sapeurs-pompiers est purement protectrice des propriétés, aussi dans cette occurrence, ses secours étant requis, envoyés par elle, nous avons agi seulement et exclusivement dans ce sens. […] Je ne vous parlerai point du deuil de ma famille et de ma peine. Je supporte avec courage et résignation la douleur que me causent les chagrins qu’elle manifeste et mes souffrances ayant au fond de mon cœur la douce consolation de voir que la cause sacrée de la patrie a triomphé. » Il sollicita une récompense honorifique. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement et sans doute aussi par celle du (ancien) XIe arrondissement. Il fut admis auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité définitive. Il reçut, à titre de blessé, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 28 novembre 1831, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré (décoré sous quel nom ?), une indemnité de cinquante francs. Il reversa son indemnité de cinquante francs « entre les mains de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement au soulagement des malheureux ». Il était père de famille en 1830. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 14 septembre 1831 ; il est alors indiqué comme lieutenant au corps des sapeurs-pompiers de Paris. Il avait épousé Giraud, Marie, Aimée, le 26 septembre 1822 à Paris. Il mourut le 25 février 1857. Il demeurait 4, rue de la Paix en 1830 ; 18, quai des Orfèvres en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86 ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VK3 19, Etat des blessés décorés de Juillet auxquels il a été payé par la mairie du (ancien) XIe arrondissement, par décision de la Commission de la souscription nationale la gratification de cinquante francs et l’habillement évalué à soixante francs ; Archives de Paris VK3 53 ; Archives nationales LH/2576/3 dossiers Légion d’honneur.

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