Termignon, Pierre
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il avait adressé, le 18 août 1831, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Pierre Termignon a l’honneur de vous exposer qu’ayant combattu durant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, il est parti pour secourir les Belges le 20 août même année, où il a combattu avec honneur et est resté jusqu’au 10 mai 1831. Il est rentré à Paris le 28 même mois et par suite des fatigues qu’il a éprouvées il est tombé malade ; il est entré à l’hôpital, dont il n’est sorti que le 20 juillet. N’ayant pu demander ni faire de réclamation, il vous prie, messieurs, de vouloir bien avoir égard aux circonstances qui l’en ont empêché et de vouloir bien lui faire obtenir la décoration spéciale. Il joint à sa demande un certificat belge, un des trois jours et sa feuille de route. » Il joignait effectivement trois certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés certifient que le nommé Pierre Termignon était le 28 juillet 1830 à la prise de l’Hôtel de ville, le 29 à la prise du Palais-Royal, qu’il a constamment combattu en brave, étant armé d’un fusil et qu’il a été un des premiers à entrer au Palais-Royal par la grille du côté de la cour des Fontaines. » Signé, le 17 août 1831 : Nicolson, H. (voir Nicolson, Sébastien, Hippolyte), décoré du (ancien) Xe arrondissement ; Douchez, demeurant 36, rue de Valois ; Bourgoin, maître d’hôtel, demeurant 21, rue du Bouloy. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Le chef du poste de la barrière Rochechouart certifie que le nommé Termiot, Pierre (sic) a fait le service audit poste pendant six jours et qu’il a fait son service avec exactitude, en bon citoyen. » Signé, le 10 août 1830 : Marey, chef de poste. Le troisième certificat, ainsi rédigé, à en-tête du 2e régiment des chasseurs belges, 1er bataillon, 3e compagnie : « Je certifie que le chasseur Thermignon (sic) a toujours eu une conduite sans reproche et qu’il s’est trouvé aux affaires d’Anvers, Esschen 21 novembre et depuis sous Maastricht et qu’il a contribué par son courage à chasser nos ennemis. » Signé : Journeaux, capitaine. Il demeurait 19, rue de la Croix en juillet 1830 ; 9, rue du Perche en 1831. Archives de la préfecture de police AA 415.