Ternaux, Mortimer

Biographie


Auditeur au Conseil d’Etat. Il présida le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, jury composé de neuf membres, lui compris : Liskenne Antoine Arnold, Plaut Maurice, Stoffel Ignace, Vicard Louis, Alcan Léon, Geibel Antoine Benoit, Boullet Damiens, Foucault Adolphe. Dans une lettre de protestation qu’adressait Lowasy à la Commission des Réclamants, il faisait allusion ainsi à Ternaux : « […] Lorsque parut la première liste des noms de ceux qu’elle désignait, je fus fort surpris d’y trouver des noms que je sais indignes de cette distinction et d’y voir omis des noms méritants. J’écrivis à cet effet une lettre au délégué pour mon arrondissement (ce délégué dispensateur des récompenses nationales n’a pas bougé de sa chambre pendant les trois jours), qui me répondit dix jours après que les droits que j’avais à faire valoir pour mon compte ou pour celui d’amis n’étaient plus admissibles, le terme fatal étant expiré. Le 25 août 1838, le préfet de la Seine, dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, appuyait ainsi la nomination de Ternaux dans l’ordre de la Légion d’honneur : « […] M. Mortimer Ternaux, maître des requêtes au Conseil d’Etat, membre du conseil général ; son zèle, sa capacité ne se sont pas démentis une seule fois depuis son entrée au Conseil, dont il est un des membres les plus utiles et les plus laborieux. Je suis assuré que ses collègues verront dans l’honorable distinciton que je vous demande pour lui la juste récompense de ses utiles travaux, et moi-même je serais heuruex de la lui voir obtenir sur ma proposition. » Ternaux fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en date du 29 aoput 1841. En 1838, alors membre du conseil général de la Seine, il apostilla une demande de secours présentée par Antoine, Jean-Baptiste, qu’il préentait comme « digne par sa conduite et par le courage qu’il a déployé en Juillet, de la faveur qu’il sollicite ». Ternaux demeurait 174, rue Montmartre en 1830. Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vieille Marchiset, Donat, Auguste, Philémon (dans lequel il fait parvenir une lettre au père de ce dernier pour le guider dans ses démarches à faire valoir ses droits à une pension d’ascendant d’une victime de Juillet) ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives nationales F/1dIV/T/2 Récompenses honorifiques ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Antoine, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 397 in dossier Joanon, François, Simon (où ce dernier affirmait lui avoir remis ses pièces à son adresse du 174, rue Montmartre) ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Lowasy. Dans ce même dossier A.N. F/1dIV/T/2 j’ai un Ternaux aîné (son oncle) qui demandait et obtenait, en mai 1816, son annoblissement. Il était colonel de la IIIe légion de la garde nationale de Paris, officier de la Légion d’honneur, membre du conseil général de la Seine, vice-président du conseil général des manufactures, du conseil d’administration des arts mécaniques, de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, et l’administration appuyait auprès du roi sa demande pour les « éminents services qu’il a rendus au commerce, aux manufactures et aux arts, et de tout ce que l’industrie française doit à son zèle et à son génie ».

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