Tessier Delamotte (ou de la Motte)
Biographie
Né le 24 décembre 1799 aux Rosiers (Maine-et-Loire). Propriétaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il était parent de Tessié des Sablons, Clément (voir ce nom), autre combattant de Juillet. Il demeurait 12, rue Saint-Hippolyte (c’est aussi l’adresse de Lavocat, Gaspard) en 1831. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 in dossier Tessié des Sablons, Clément ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/77 (un certificat de naissance d’Eugène, Marie, né le 2 nivôse an VIII aux Rosiers dans le Maine-et-Loire, fils de Tessié Lamotte, Gilles, Toussaint, propriétaire, et de Viger, Françoise, Marie, son épouse) ; Paris révolutionnaire, tome quatrième, Paris, Guillaumin, 1834, p. 124. On trouve dans Archives nationales F/7/6774 in dossier Lacombe, Alexandre, Fortuné, plusieurs rapports qui indiquent que Lacombe, en août 1828, obtint un passeport pour se rendre aux Rosiers (Maine-et-Loire) et qu’il logea chez Tessier La Motte, ancien officier, condamné également par contumace à la peine de mort pour la conspiration de Saumur et lui aussi gracié. Le 1e septembre suivant, le préfet de Maine-et-Loire donnait au ministre de l’Intérieur les renseignements suivants sur les deux grâciés : « […] L’un et l’autre sont venus à Angers chez le frère du sieur Tessier et en sont repartis le lendemain matin pour se rendre chez un monsieur Merlet, propriétaire, dans sa maison de campagne à quelques lieues de cette ville, où se trouvent réunis en ce moment plusieurs personnes pour chasser. Je fais surveiller cette réunion et j’aurai l’honneur d’informer Votre Excellence du résultat de cette surveillance. » En décembre 1828, le préfet de la Corrèze informait le ministre de l’Intérieur : « Les sieurs Alexandre Lacombe et Tessier de La Mothe […] se sont rendus non à Beaulieu mais à Altillac, près cette ville, chez le sieur Marbot, lieutenant-colonel. Le sieur de Lamothe a pris le nom de Brunet. Il est parti pour Paris à la fin du même mois et le sieur Lacombe le 24 novembre. Pendant leur séjour, ces deux anciens n’ont fréquenté d’autres personnes connues que M. de Bar, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Argentat, et M. Labourgeade, propriétaire de la commune de Servières. Leurs relations n’ont d’ailleurs donné lieu à aucune observation désavantageuse. »