Testa, Hyacinthe
Biographie
Né le 26 août 1801 (ou le 26 mars 1801 in Archives de Paris VK3 25 une liste de remise des brevets accompagnant la médaille de Juillet) à Turin (Italie). Ecrivain. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Testa, Hyacinthe, natif de Turin, âgé de vingt-huit ans, profession d’écrivain, se trouvait à Paris, où il désirait se fixer, sous le règne de la Charte, lorsqu’à l’annonce des ordonnances qui l’ont violée, il s’est senti excité du même enthousiasme que les braves Parisiens. Ayant abandonné sa patrie à cause de la loi despotique, en faveur de l’état ecclésiastique du royaume de Sardaigne, où il a été injustement séparé de sa femme, ainsi qu’il est constaté dans le certificat dont il est porteur, et dépouillé de tous ses biens au profit de son épouse, en conformité de cette horrible loi. Profitant donc de la circonstance et de l’expérience qu’il avait acquise pendant trois qu’il avait été sergent-major dans les chasseurs italiens de ce royaume, il s’est réuni à un groupe de braves ouvriers, déterminés, avec lesquels il a désarmé, le 28 juillet dernier à 11 heures du matin, le corps de garde du quai de Gesvres, au coin du Pont au Change. Puis, les ayant conduits à l’attaque du poste de l’Hôtel de ville, il a combattu avec eux jusqu’à la prise définitive de la place de Grève. Mais, malheureusement, comme étranger, ne connaissant aucun d’eux, il ne peut en obtenir un certificat. Ayant une forte contusion au bras droit, il a été forcé de se retirer pour se faire panser, ce qui l’a, à son grand regret, empêché de continuer de combattre dans la journée du 29. Ce fait est attesté par la déclaration ci-jointe du chirurgien Garnier, devenu chirurgien-major de la garde nationale, 1er bataillon, IIe légion. Quoique gravement blessé, il s’est fait inscrire dans la garde nationale mobile et, après son licenciement, dans la garde sédentaire, où il a été de suite fait sergent dans la 2e compagnie de chasseurs du 1er bataillon de la Ire légion, sans pouvoir jusqu’alors faire son service à cause des soins qu’il est obligé de donner à sa blessure. Sans emploi, sans connaissance comme étranger, sans moyen d’existence et privé de se servir de son bras, il se trouve par le fait dans le besoin le plus urgent de participer aux secours et indemnités qui vont être accordés aux veuves et aux blessés qui se sont distingués dans les glorieuses journées de juillet dernier. Malgré son affligeante position, né d’une famille honnête et respectable, il n’a jusqu’ici réclamé aucun secours mais, étant réduit au plus extrême besoin, il ose espérer que vous voudrez bien le comprendre au nombre des braves qui ont défendu la cause sacrée des Français. » Il joignait à sa demande la prescription médicale qui lui avait été donnée par le docteur Garnier : « Appliquer douze sangsues autour du lieu affecté. A la chute des sangsues, découvrir la partie avec un cataplasme de farine de lin, que l’on renouvellera pendant plusieurs jours jusqu’à cessation de la douleur. Garder le repos du bras. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, mais qu’il ne semble pas avoir cherché à toucher. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement. « Sous-lieutenant des réfugiés espagnols », domicilié à Bourges (Cher) en 1831, il demanda qu’on lui fît parvenir la médaille qui lui avait été décernée. Il reçut sa médaille le 16 juillet 1831, et son brevet le 10 novembre de la même année. Il demeurait 28, rue de Rohan, au deuxième étage, en 1830-1831 ; mais « parti on ne sait où » en juin 1831 sur la lettre de convocation pour retirer sa médaille, envoyée par la mairie. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 67, liste nominative du Ier arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 92, lettre du préfet au maire du (ancien) Ier arrondissement, en date du 23 novembre 1831 ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des veuves, blessés et combattants de Juillet qui n’ont pas réclamé à la mairie du (ancien) Ier arrondissement le montant des sommes qui leur ont été allouées par la Commission de la souscription nationale, dont le versement est fait à la caisse de la préfecture de la Seine, chargée de leur en tenir compte, idem Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement et aussi même référence une liste de remise des brevets accompagnant la médaille de Juillet, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 28 (ancien) Ier arrondissement Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 53 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe.